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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>On ne fait pas du Hamlet en cassant des &#339;ufs&#8230;</title>
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		<dc:date>2014-01-29T09:12:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le jeu de mots est douteux, certes. Avec Chair(e) de poule, c'est d'une femme dont il s'agit, et m&#234;me de plusieurs. Et puis, de com&#233;die plus que de trag&#233;die finalement. Par contre, des &#339;ufs cass&#233;s, il en est question&#8230; Jeanie Follet livre une premi&#232;re &#233;criture brouill&#233;e, comme ses &#339;ufs dont elle se badigeonne all&#232;grement. De la performance plus que de la r&#233;flexion dans ce seul-en-sc&#232;ne un peu fourre-tout&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est vrai que la pi&#232;ce accroche assez vite le public par le biais d'une conf&#233;rence un peu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le jeu de mots est douteux, certes. Avec Chair(e) de poule, c'est d'une femme dont il s'agit, et m&#234;me de plusieurs. Et puis, de com&#233;die plus que de trag&#233;die finalement. Par contre, des &#339;ufs cass&#233;s, il en est question&#8230; Jeanie Follet livre une premi&#232;re &#233;criture brouill&#233;e, comme ses &#339;ufs dont elle se badigeonne all&#232;grement. De la performance plus que de la r&#233;flexion dans ce seul-en-sc&#232;ne un peu fourre-tout&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est vrai que la pi&#232;ce accroche assez vite le public par le biais d'une conf&#233;rence un peu particuli&#232;re &#224; propos d'une maladie gyn&#233;cologique, la suite part dans tous les sens. Et comme on dit, il ne faut pas mettre tous ses &#339;ufs dans le m&#234;me panier&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#232;re bourgeoise caricatur&#233;e fa&#231;on Catherine Jacob &#224; la grande consommatrice de mecs, on a droit aussi &#224; la femme fragile et d&#233;sempar&#233;e qui remet en cause sa f&#233;minit&#233; et de l&#224;, l'humanit&#233; presque toute enti&#232;re. Ca balance entre un quasi one-woman show et de la trag&#233;die mielleuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les propos pourraient toucher, vraiment, mais se noient dans une progression tr&#232;s (bien) chor&#233;graphi&#233;e. Les mots, eux aussi, sont jolis mais pas toujours bien employ&#233;s. Entre le cash et le po&#233;tique, il aurait fallu op&#233;rer un choix...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On notera tout de m&#234;me un soin tout particulier r&#233;serv&#233; &#224; la sc&#233;nographie ing&#233;nieuse. Un bloc central faisant office de cuisine, de catwalk, de sc&#232;ne et de toboggan. Et oui, tout ce joyeux bordel r&#233;uni en un seul &#233;l&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne va pas non plus faire un proc&#232;s trop percutant d'un spectacle qui, potentiellement, contient plusieurs voies tr&#232;s int&#233;ressantes. Mais tant au niveau du contenu que de la forme, le tout se veut (in)volontairement brouillon. On sent pourtant de la recherche, tant dans la profondeur du v&#233;cu de la f&#233;minit&#233; que dans sa sociologie. Mais on s'y perd in&#233;vitablement, faute de conduite claire...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mathilde n'est pas revenue</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Mathilde-n-est-pas-revenue</link>
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		<dc:date>2013-10-12T16:41:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Elle est morte Mathilde. Dans un accident violent. Elle repasse sa vie dans l'antichambre de la mort o&#249; s'alternent les sc&#232;nes de son pass&#233;, ses regrets et ses ambitions avort&#233;es. Barr&#233;e soudainement qu'est la route de ce cas typique, de cette trentenaire en qu&#234;te d'un destin id&#233;alis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La compagnie du Scopitone a clairement mis le paquet pour produire ce spectacle musical. On le sent dans le rythme ininterrompu, dans les voix sensibles qui s'ouvrent, dans la prose imag&#233;e des chansons ou encore dans le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle est morte Mathilde. Dans un accident violent. Elle repasse sa vie dans l'antichambre de la mort o&#249; s'alternent les sc&#232;nes de son pass&#233;, ses regrets et ses ambitions avort&#233;es. Barr&#233;e soudainement qu'est la route de ce cas typique, de cette trentenaire en qu&#234;te d'un destin id&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La compagnie du Scopitone a clairement mis le paquet pour produire ce spectacle musical. On le sent dans le rythme ininterrompu, dans les voix sensibles qui s'ouvrent, dans la prose imag&#233;e des chansons ou encore dans le jeu corporel qui se l&#226;che. Les com&#233;diens usent aussi efficacement du langage de la danse que des jeux d'ombres et des ficelles du cabaret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la lanc&#233;e, la compagnie aurait pu cependant arriver &#224; un r&#233;sultat encore plus abouti. Les d&#233;cors home made d&#233;notent en effet quelque peu l'amateurisme et la trame narrative souffre, elle, de petites faiblesses. Est-il par exemple encore n&#233;cessaire de parler du th&#233;&#226;tre au th&#233;&#226;tre, de ce m&#233;tier borderline de com&#233;dien que Mathilde veut d&#233;fendre &#224; tout prix ? Quant &#224; l'humour dissimul&#233;, il a souvent du mal &#224; atteindre sa cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, ces irr&#233;gularit&#233;s n'affectent pas irr&#233;versiblement le tout. Parce que la fluidit&#233; sc&#233;nique s'installe assez vite et que la m&#233;canique musicale embraie naturellement et ne laisse aucun blanc. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une bonne dose de talents polyvalents pour une pi&#232;ce bien structur&#233;e mais sans grandes surprises.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il aurait pu s'appeler Robinson Cruso&#233;</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Il-aurait-pu-s-appeler-Robinson-Crusoe</link>
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		<dc:date>2013-09-23T09:23:08Z</dc:date>
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		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avouons-le, Tarzan, c'est le bordel. Dans la t&#234;te d'un seul homme. Un seul en sc&#232;ne pour le reste parfaitement ma&#238;tris&#233; o&#249; l'impression de la folie se d&#233;gage de mani&#232;re aigre-douce, o&#249; le temps n'a pas sa place, o&#249; l'espace ne prend place que par l'imagination et ses d&#233;tours. &lt;br class='autobr' /&gt;
Thierry Lef&#232;vre a couch&#233; un monologue tr&#232;s joli et a pris le parti de parler lui-m&#234;me et seul ses mots. Le r&#233;sultat est intriguant. On se retrouve devant un homme qui se raconte secr&#232;tement, qui d&#233;ambule dans un paysage presque irr&#233;el o&#249; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avouons-le, Tarzan, c'est le bordel. Dans la t&#234;te d'un seul homme. Un seul en sc&#232;ne pour le reste parfaitement ma&#238;tris&#233; o&#249; l'impression de la folie se d&#233;gage de mani&#232;re aigre-douce, o&#249; le temps n'a pas sa place, o&#249; l'espace ne prend place que par l'imagination et ses d&#233;tours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Thierry Lef&#232;vre a couch&#233; un monologue tr&#232;s joli et a pris le parti de parler lui-m&#234;me et seul ses mots. Le r&#233;sultat est intriguant. On se retrouve devant un homme qui se raconte secr&#232;tement, qui d&#233;ambule dans un paysage presque irr&#233;el o&#249; il est question de trains, de sang, de r&#234;ves et d'un interlocuteur absent. Tarzan para&#238;t proche et aimable mais tout aussi lointain et intouchable. Il aurait pu s'appeler Robinson Cruso&#233;. Mais sans doute la fiction aurait montr&#233; ses faiblesses et on l'aurait vite abandonn&#233; dans son &#238;lot int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Pascal Crochet a opt&#233; pour une mise en sc&#232;ne plut&#244;t corporelle, pour marquer cette lutte int&#233;rieure, cette qu&#234;te insoluble. Pour donner aussi, esp&#233;rons-le, un soup&#231;on de mati&#232;re &#224; une po&#233;sie parfois herm&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, on ne ressort pas de Tarzan d&#233;sorient&#233; ou &#233;merveill&#233;. Le jeu est puissant mais le propos trop personnel.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des bulles qui n'&#233;clatent pas</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Des-bulles-qui-n-eclatent-pas</link>
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		<dc:date>2013-04-30T07:12:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des histoires singuli&#232;res et une simplicit&#233; touchante. C'est ce qu'on peut retenir au mieux de Territoire gard&#233; par un chien crev&#233;. Construite en monologues, cette cr&#233;ation refl&#232;te des tranches de vie qui n'existent que pour elles-m&#234;mes, comme des chemins qui se perdent dans la campagne pour un voyageur de passage. Bel exercice de voix mais &#224; l'int&#233;r&#234;t relatif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les confessions abord&#233;es par le groupe d'acteurs poss&#232;dent toutes une authenticit&#233; li&#233;e sans doute &#224; la po&#233;sie brute de leur banalit&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des histoires singuli&#232;res et une simplicit&#233; touchante. C'est ce qu'on peut retenir au mieux de Territoire gard&#233; par un chien crev&#233;. Construite en monologues, cette cr&#233;ation refl&#232;te des tranches de vie qui n'existent que pour elles-m&#234;mes, comme des chemins qui se perdent dans la campagne pour un voyageur de passage. Bel exercice de voix mais &#224; l'int&#233;r&#234;t relatif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si les confessions abord&#233;es par le groupe d'acteurs poss&#232;dent toutes une authenticit&#233; li&#233;e sans doute &#224; la po&#233;sie brute de leur banalit&#233; apparente, la formule globale manque clairement de vie. Pourtant, chaque com&#233;dien &#224; sa mani&#232;re parvient heureusement &#224; rendre beaucoup de sentiments, beaucoup d'&#233;motion au texte. Ca fait d'ailleurs souvent rire, parfois r&#233;fl&#233;chir.&lt;br class='autobr' /&gt;
On s'attend malgr&#233; tout &#224; des r&#233;ponses. Pas individuelles mais entre les personnages. A du dialogue en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cercle form&#233; par le public fait penser &#224; ces groupes d'entraide comme les Alcooliques Anonymes. Il permet aussi aux gens de s'observer, avec toute la pudeur ou le d&#233;fi que cela repr&#233;sente. Les seuls qui prendront la parole sont les com&#233;diens. Aucune interaction n'intervient, ni entre eux ni avec l'assembl&#233;e. Ce qui peut para&#238;tre &#233;trange dans ce type de configuration. On dirait que l'architecture sc&#233;nique ne correspond pas au mat&#233;riau textuel utilis&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
On dirait une id&#233;e qu'on n'a pas exploit&#233;e jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le feu au cul</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Le-feu-au-cul</link>
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		<dc:date>2013-04-27T09:11:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Oh oui, ce que c'est beau d'&#234;tre jeune ! Tellement violent aussi. Quand on s'expose sans protections, sans vrais tabous, on prend tout en pleine gueule. Mais on est fort aussi, on n'a pas peur de grand chose. Ce bouillonnement, Fr&#233;d&#233;ric Dussenne le fait ressurgir &#224; l'exc&#232;s dans Burning. Entre danse, hurlements et co&#239;ts simul&#233;s, les huit com&#233;diens partent en flammes pour une f&#234;te ininterrompue de plus d'une heure. Intense et cr&#233;atif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, la f&#234;te pas tout &#224; fait. Si le carnaval est au centre de L'herbe (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Oh oui, ce que c'est beau d'&#234;tre jeune ! Tellement violent aussi. Quand on s'expose sans protections, sans vrais tabous, on prend tout en pleine gueule. Mais on est fort aussi, on n'a pas peur de grand chose. Ce bouillonnement, Fr&#233;d&#233;ric Dussenne le fait ressurgir &#224; l'exc&#232;s dans Burning. Entre danse, hurlements et co&#239;ts simul&#233;s, les huit com&#233;diens partent en flammes pour une f&#234;te ininterrompue de plus d'une heure. Intense et cr&#233;atif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Enfin, la f&#234;te pas tout &#224; fait. Si le carnaval est au centre de &lt;i&gt;L'herbe &#224; br&#251;ler&lt;/i&gt;, l'oeuvre de &lt;strong&gt;Conrad Detrez&lt;/strong&gt; dont &lt;i&gt;Burning&lt;/i&gt; est inspir&#233;, l'&#233;crivain y aborde surtout la religion et la politique. Celles qu'il a connues notamment durant son s&#233;jour en Am&#233;rique du sud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le carnaval est surtout un pr&#233;texte &#224; la folie de l'Homme. Au sexe d&#233;brid&#233; et &#224; la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dussenne a fait passer toute cette substance animale autant qu'intellectuelle &#224; travers les mailles du th&#233;&#226;tre pour en garder la quintessence qui se passe tr&#232;s bien des mots. Ce sont plut&#244;t les langues qu'il met en exergue. Sur sc&#232;ne, on en parle au moins quatre et le public n'a pas besoin de les comprendre. Parce que, physiquement, tout est dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un beau travail sur l'expression purement corporelle donc avec &lt;i&gt;Burning&lt;/i&gt;. Pour une fois, il suffit de se laisser aller &#224; l'interpr&#233;tation directe, ce sont les sens qui capteront tout.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; [Samuel Bury&gt;samuel_bury@yahoo.fr]&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ex-ils</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Ex-ils</link>
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		<dc:date>2013-02-04T17:43:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ode &#224; tous ceux qui ont quitt&#233; leurs racines en reniant leurs pass&#233;s et parfois leurs identit&#233;s. S'ils n'ont pas p&#233;ri dans le p&#233;riple qui les entra&#238;ne en Europe, ils ont au moins perdu ce qu'ils &#233;taient. Le Mouton et la Baleine retrace un moment de cette vie tragique et absurde d'exil&#233;s &#224; bord d'un vieux navire russe, microcosme social rude et pont instable entre deux mondes. Une pi&#232;ce qui tangue litt&#233;ralement, sur un ton vif et une musicalit&#233; profonde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les exil&#233;s ne sont pas toujours ceux &#224; qui on pense. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ode &#224; tous ceux qui ont quitt&#233; leurs racines en reniant leurs pass&#233;s et parfois leurs identit&#233;s. S'ils n'ont pas p&#233;ri dans le p&#233;riple qui les entra&#238;ne en Europe, ils ont au moins perdu ce qu'ils &#233;taient. Le Mouton et la Baleine retrace un moment de cette vie tragique et absurde d'exil&#233;s &#224; bord d'un vieux navire russe, microcosme social rude et pont instable entre deux mondes. Une pi&#232;ce qui tangue litt&#233;ralement, sur un ton vif et une musicalit&#233; profonde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les exil&#233;s ne sont pas toujours ceux &#224; qui on pense. Oui, il y a &#233;videmment ceux qui au d&#233;but de cette trag&#233;die moderne meurent, renvers&#233;s sur leur pauvre barque par un b&#226;timent beaucoup plus grand que leurs chances. Ceux aussi qui voyagent en toute clandestinit&#233;. Et l'&#233;quipage qui vit une sorte d'exil de sa propre condition humaine, sans doute &#224; force d'avoir connu trop de d&#233;sespoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que dire enfin de ce couple, elle europ&#233;enne, lui immigr&#233; clandestin, tous deux vivant &#224; Paris mais se rencontrant r&#233;ellement lors de cette travers&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que refl&#232;te le Mouton et la Baleine, c'est cette fronti&#232;re imaginaire qui existe entre les deux continents, europ&#233;en et africain et qui divise de mani&#232;re in&#233;luctable les gens, qui conf&#232;re &#224; l'un la puissance et &#224; l'autre l'assouvissement, qui confronte l'app&#233;tit &#224; la sati&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour accompagner les com&#233;diens vraiment touchants et gonfl&#233;s de tonicit&#233;, des musiciens cr&#233;ent cette atmosph&#232;re presque sacr&#233;e autour de leurs interventions sensibles. Ca vit tout le temps sur cette sc&#232;ne mouvante repr&#233;sentant le pont du navire. Ca chante, &#231;a hurle, &#231;a prof&#232;re des horreurs mais aussi des v&#233;rit&#233;s. Des v&#233;rit&#233;s rares qui font surface, comme les baleines sortent de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte est riche tant il est proche de ces gens qui ne se ressemblent pas et tant il arrive aussi &#224; prendre du recul en po&#233;tisant l&#233;g&#232;rement ces lourds instants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle r&#233;ussite th&#233;&#226;trale sur toute la ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conte &#224; facettes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les deux dialogues de R.W. sont une sorte de kal&#233;idoscope humain o&#249; les traits de caract&#232;re se succ&#232;dent pour nous plonger dans un r&#234;ve prolong&#233;. Un homme d&#233;multipli&#233; par quatre et un femme par deux expriment leur moi tr&#232;s enfoui, leurs &#233;tats d'&#226;me de mani&#232;re symbolique et tr&#232;s visuelle. Un conte subtil et a&#233;rien que Pascal Crochet et ses com&#233;diens nous racontent avec une extr&#234;me sensibilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire est assez simple : un gar&#231;on vient chercher du travail dans une maison tenue par une femme seule et rend (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les deux dialogues de R.W. sont une sorte de kal&#233;idoscope humain o&#249; les traits de caract&#232;re se succ&#232;dent pour nous plonger dans un r&#234;ve prolong&#233;. Un homme d&#233;multipli&#233; par quatre et un femme par deux expriment leur moi tr&#232;s enfoui, leurs &#233;tats d'&#226;me de mani&#232;re symbolique et tr&#232;s visuelle. Un conte subtil et a&#233;rien que Pascal Crochet et ses com&#233;diens nous racontent avec une extr&#234;me sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire est assez simple : un gar&#231;on vient chercher du travail dans une maison tenue par une femme seule et rend service comme il peut (premier dialogue). Un gar&#231;on qui s'installe en ville dans une modeste petite chambre et qui entretient une &#233;trange relation avec la ma&#238;tresse des lieux (deuxi&#232;me dialogue).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne se trouve pas exactement dans la r&#233;alit&#233; avec R.W. On se demande souvent si tout cela tient debout pour s'apercevoir que le jeu tient plut&#244;t du surr&#233;alisme. Un beau surr&#233;alisme &#224; nombreuses facettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une mise en sc&#232;ne intelligemment chor&#233;graphi&#233;e et des expressions intenses, Pascal Crochet a cr&#233;&#233; un monde tr&#232;s singulier. O&#249; les tableaux s'encha&#238;nent &#224; l'aide de panneaux, de cadres, d'une luminosit&#233; intimiste et d'une sonorit&#233; presque f&#233;&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette mise &#224; nu po&#233;tique, ce relationnel exhib&#233; en d&#233;cal&#233; font de R.W. un moment sc&#233;nique inoubliable qui p&#233;n&#232;tre r&#233;ellement &#224; l'int&#233;rieur de nos &#233;motions...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le p&#232;re Popi est un rockeur</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Le-pere-Popi-est-un-rockeur</link>
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		<dc:date>2012-11-12T15:00:23Z</dc:date>
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		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



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&lt;p&gt;Aller au th&#233;&#226;tre et se retrouver devant une sorte d'op&#233;ra rock. Devant une tranche de vie &#233;ph&#233;m&#232;re, sublim&#233;e et d&#233;jant&#233;e. Celle de Popi Jones, star &#224; la cinquantaine bien tap&#233;e, lib&#233;r&#233; d'une existence en demi-teinte &#171; just for one day &#187;. C'est ce que Heroes nous balance avec la puissance du son et des mots sans retenue. Une trag&#233;die moderne qui prend sa source dans un quotidien commun et morose. Une r&#234;verie o&#249; la t&#234;te d'un (anti)h&#233;ros sort du lot. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment Jean-Pierre Baudson, affubl&#233; d'une robe de chambre et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aller au th&#233;&#226;tre et se retrouver devant une sorte d'op&#233;ra rock. Devant une tranche de vie &#233;ph&#233;m&#232;re, sublim&#233;e et d&#233;jant&#233;e. Celle de Popi Jones, star &#224; la cinquantaine bien tap&#233;e, lib&#233;r&#233; d'une existence en demi-teinte &#171; just for one day &#187;. C'est ce que Heroes nous balance avec la puissance du son et des mots sans retenue. Une trag&#233;die moderne qui prend sa source dans un quotidien commun et morose. Une r&#234;verie o&#249; la t&#234;te d'un (anti)h&#233;ros sort du lot.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment Jean-Pierre Baudson, affubl&#233; d'une robe de chambre et manifestement coinc&#233; dans une maison de repos o&#249; on l'infantilise se transforme-t-il en Popi Jones, l'homme le plus libre qui ait jamais exist&#233; ? Sans aucun doute par la force de son imagination qui prend le contrepied d'un pass&#233; plut&#244;t banal. Il se retrouve ainsi assez vite dans la peau d'un rockeur aux tendances nihilistes. De fait, il &#233;tale son histoire d'ouvrier, mari et p&#232;re de famille tr&#232;s moyen avec un cynisme acide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus marquant du spectacle, c'est ce groupe d&#233;cal&#233; qui l'accompagne dans sa mythologie. Greg R&#233;my en Chubaka des neiges connote avec humour ce tableau gris&#226;tre. Le guitariste de Ghinzu prendrait-il d'ailleurs vraiment go&#251;t au th&#233;&#226;tre (on l'avait entendu l'ann&#233;e pass&#233;e dans Play Loud de Falk Richter) ? Les trois com&#233;diennes (Olivia Carr&#232;re, Lucie Debay et Laura S&#233;pul) poussent quant &#224; elles la voix sans complexe et sont tr&#232;s cr&#233;dibles dans leur c&#244;t&#233; &#171; b&#234;tes de sc&#232;ne &#187;. Raven Ru&#235;ll garde lui son petit accent flamand qui rend clairement son jeu plus vrai que nature, celui du fils formulant ses reproches au p&#232;re absent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, sans toute cette construction sc&#233;nique aux accents clash, Heroes sonnerait un peu creux. Pas que les th&#233;matiques soient inint&#233;ressantes, au contraire. Le doute existentiel est universel, ainsi que les rapports scabreux entre p&#232;re et fils. Mais ceux-ci sont tellement boost&#233;s par le son qu'ils en deviennent quasi secondaires. Le tragique s'efface heureusement derri&#232;re la musique mais en m&#234;me temps perd quelque peu de sa sensibilit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Een beetje&#8230; plus encore !</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Een-beetje-plus-encore</link>
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		<dc:date>2012-10-12T08:10:52Z</dc:date>
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		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



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&lt;p&gt;Une m&#232;re sur le d&#233;clin ; elle perd peu &#224; peu la parole. Un fils qui s'en veut de n'avoir cru qu'&#224; un &#233;ni&#232;me sursaut de com&#233;die de la part de cette femme excentrique. Ce fils, c'est Tom Lanoye. Sur sc&#232;ne, il expulse avec une conviction presque surr&#233;aliste les mots qu'il a lui-m&#234;me &#233;crits et surtout v&#233;cus d'une mani&#232;re et pas d'une autre. L'exp&#233;rience est belle et douloureuse. Parfois dr&#244;le, tr&#232;s dr&#244;le ; parfois triste, tr&#232;s triste. Elle am&#232;ne &#224; la compassion et &#224; de vrais sentiments humains. Comme le partage, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une m&#232;re sur le d&#233;clin ; elle perd peu &#224; peu la parole. Un fils qui s'en veut de n'avoir cru qu'&#224; un &#233;ni&#232;me sursaut de com&#233;die de la part de cette femme excentrique. Ce fils, c'est Tom Lanoye. Sur sc&#232;ne, il expulse avec une conviction presque surr&#233;aliste les mots qu'il a lui-m&#234;me &#233;crits et surtout v&#233;cus d'une mani&#232;re et pas d'une autre. L'exp&#233;rience est belle et douloureuse. Parfois dr&#244;le, tr&#232;s dr&#244;le ; parfois triste, tr&#232;s triste. Elle am&#232;ne &#224; la compassion et &#224; de vrais sentiments humains. Comme le partage, l'impuissance ou encore le destin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel plaisir de se sentir Belge quand on se retrouve devant le charismatique Tom Lanoye. Pas par nationalisme mais par sentiment fort d'identit&#233; indiciblement partag&#233;. Le spectacle est sur-titr&#233; et l'auteur passe naturellement du fran&#231;ais au n&#233;erlandais, avec ces petits cafouillages dans la langue qui n'est pas celle de sa m&#232;re et qui rendent son propos encore plus authentique. Ces tranches de vie qu'il &#233;tale sans pudeur, qui d&#233;voilent sa modeste enfance et ses derniers moments tr&#232;s intimes avec la femme qui l'a mis au monde. Ces portraits de voisins tellement typiques qu'ils ne peuvent que faire rire. Le m&#234;me rire que celui provoqu&#233; par une caricature bien foutue. Celui qui va &#224; l'essentiel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces moments sont d'une simplicit&#233; effarante tant ils abordent un quotidien apparemment sans vagues. Lanoye leur rend pourtant un relief sensiblement po&#233;tique. Cette Flandre provinciale que les wallons connaissent peu devient avec lui le terrain d'un hypoth&#233;tique monument du cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;crivain aime le verbe, c'est clair comme du geni&#232;vre. Woordenschat, il le rappelle, signifie tr&#233;sor des mots. Il aime tant la langue que l'aphasie de sa m&#232;re n'a pu que le consterner et lui faire sortir ce livre des tripes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un p&#232;re boucher qui lui a inculqu&#233; sans aucun doute les plaisirs de bouche, il &#233;tait combl&#233;. &#171; &lt;i&gt;Elle, le mot ; lui, la chair&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Een beetje, een beetje,&lt;/i&gt; &#8230; Figurent parmi les derniers mots prononc&#233;s par la m&#232;re de Tom Lanoye. C'est peut-&#234;tre pour &#231;a que lui ne se contente pas d'un peu quand il travaille. Il aime la profusion et toujours plus parce que l'&#233;crit ne peut pas, &#224; l'image de la cuisine, &#234;tre limit&#233; au strict minimum, contraint &#224; une version pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au th&#233;&#226;tre, il transmet ce ressenti profond, ces histoires infinies avec une &#233;nergie colossale. On redoute la banale lecture a priori et on se rend compte que son talent de conteur engag&#233; s'infiltre rapidement dans nos t&#234;tes. Vierges de son exp&#233;rience singuli&#232;re et pourtant d&#233;j&#224; habit&#233;es d'une familiarit&#233; &#233;tonnante. &lt;br class='autobr' /&gt;
A noter &#233;galement le tr&#232;s bon travail de traduction d'Alain van Crugten sans qui le spectacle n'atteindrait sans doute pas un niveau aussi &#233;lev&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radio ind&#233;pendance</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Radio-independance</link>
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		<dc:date>2012-10-10T10:22:55Z</dc:date>
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		<dc:creator> Samu&#235;l Bury </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; Je suis une arme de distraction massive &#187; dixit DJ Yaya. Le jeu de mots r&#233;sume bien Yesso. Un spectacle distrayant c'est vrai, avec un regard int&#233;ressant sur la position de l'Afrique. Bien qu'un peu na&#239;f et m&#234;me clich&#233; &#224; certains moments. L'histoire du jeune Yaya est attachante, sans doute parce qu'elle rev&#234;t une grande simplicit&#233; et est truff&#233;e d'anecdotes color&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;mission radio, &#171; la nuit des Noctambules &#187;, servira de fil rouge tout au long de la pi&#232;ce. Un pr&#233;texte pour &#233;voquer rapidement (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je suis une arme de distraction massive &#187; dixit DJ Yaya. Le jeu de mots r&#233;sume bien Yesso. Un spectacle distrayant c'est vrai, avec un regard int&#233;ressant sur la position de l'Afrique. Bien qu'un peu na&#239;f et m&#234;me clich&#233; &#224; certains moments. L'histoire du jeune Yaya est attachante, sans doute parce qu'elle rev&#234;t une grande simplicit&#233; et est truff&#233;e d'anecdotes color&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;mission radio, &#171; la nuit des Noctambules &#187;, servira de fil rouge tout au long de la pi&#232;ce. Un pr&#233;texte pour &#233;voquer rapidement l'ind&#233;pendance africaine et la relativiser en y int&#233;grant l'humour. C'est aussi une voix pour se faire entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cot&#233; sons, un dj/mc balance de bons morceaux s&#233;n&#233;galais ou plus g&#233;n&#233;ralement africains. C&#244;t&#233; sc&#233;nographie, on dirait un bordel organis&#233;, compos&#233; de divers &#233;l&#233;ments (une guitare et un ampli, des bottines, des livres, une lampe, etc.). Enfin, c&#244;t&#233; jeu, Yaya Guiss&#233; d&#233;nonce, danse, chante, raconte. Il vit surtout une histoire qui l'am&#232;ne de son enfance &#224; aujourd'hui, celle d'un promis marabout pass&#233; entre autres par l'&#233;cole fran&#231;aise et le cirage de chaussures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne s'ennuie certainement pas &#224; &#233;couter ces propos remplis de vie. Mais on peut douter de la port&#233;e r&#233;elle du message, surtout quand il utilise des proc&#233;d&#233;s dichotomiques rudimentaires (le coup du tri des livres bons ou mauvais en est l'exemple le plus parlant). Bref, on n'en gardera pas un souvenir imp&#233;rissable... Mais agr&#233;able tout au moins...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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