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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Bienvenue &#224; Elseneur</title>
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		<dc:creator> Chlo&#233; Clemens </dc:creator>



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&lt;p&gt;Ce soir, au th&#233;&#226;tre Oc&#233;an Nord, le groupe Mat&#233;riau a choisi de nous raconter des histoires de fant&#244;mes et donne le ton d&#232;s le d&#233;part. Quantit&#233; de projecteurs qui cr&#233;ent sur le plateau une for&#234;t de m&#233;tal surplomb&#233;e d'un nuage mena&#231;ant. Sc&#232;ne d'ouverture : un enterrement &#224; l'aube. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pas de doute, on est bien au th&#233;&#226;tre, les six com&#233;diens ( Brune Bazin, C&#233;line Beigbeder, Ir&#232;ne Berruyer, Adrien Desbons, Francesco Italiano et Sarah Messens) sont l&#224; pour nous le rappeler, s'adressent aux spectateurs directement, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce soir, au th&#233;&#226;tre Oc&#233;an Nord, le groupe Mat&#233;riau a choisi de nous raconter des histoires de fant&#244;mes et donne le ton d&#232;s le d&#233;part. Quantit&#233; de projecteurs qui cr&#233;ent sur le plateau une for&#234;t de m&#233;tal surplomb&#233;e d'un nuage mena&#231;ant. Sc&#232;ne d'ouverture : un enterrement &#224; l'aube.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas de doute, on est bien au th&#233;&#226;tre, les six com&#233;diens ( Brune Bazin, C&#233;line Beigbeder, Ir&#232;ne Berruyer, Adrien Desbons, Francesco Italiano et Sarah Messens) sont l&#224; pour nous le rappeler, s'adressent aux spectateurs directement, demandent notre avis lorsque cela est n&#233;cessaire. D'ailleurs, dans la salle, la lumi&#232;re n'est jamais vraiment &#233;teinte. Il y a peu de place pour l'illusion, et c'est tant mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quelle est donc cette chose qui menace la contr&#233;e paisible d'Elseneur ? C'est bien l'histoire d'Hamlet, celle qui p&#232;se depuis des si&#232;cles sur notre r&#233;pertoire. Hamlet, ce sont les histoires qui se racontent, encore et encore, celles que l'on oublie, celles dans lesquelles on ne sait plus vraiment qui est qui, celles qui r&#233;apparaissent. Dans cette cr&#233;ation pleine de fra&#238;cheur et de tenues de sport, Hamlet est avant tout un terreau, un mat&#233;riau in&#233;puisable faisant &#233;merger la parole de Shakespeare par petits bouts, entre les anecdotes macabres et les comptines pour enfants. Tout du long, ils nous laissent go&#251;ter le texte original, brillamment interpr&#233;t&#233; par toustes, mais pas que&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que le groupe propose, c'est un choix de la fin et de la suite. Il ouvre Hamlet &#224; ses interpr&#233;tations, &#224; ses possibilit&#233;s les plus loufoques, mais aussi les plus secr&#232;tes. Les com&#233;diens jouent tout, changent d'accessoires comme de chemises dans un rythme effr&#233;n&#233; qui m&#232;ne de toute fa&#231;on &#224; la mort et &#224; la fin du monde tel qu'on le conna&#238;t (ou &#224; la fin du monde tout court). &lt;br class='autobr' /&gt;
Au final, toustes deviennent Hamlet, jouant de ses caricatures et ses &#233;puisements, accentuant le dramatique lorsque la situation s'y pr&#234;te, comme dans les s&#233;ries am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte est dr&#244;le, soutenu et bien men&#233;, l'&#233;criture travaill&#233;e am&#232;ne un regard neuf et jubilatoire et ce n'est pas t&#226;che facile, vu le sujet. Le groupe Mat&#233;riau lui donne une autre saveur et nous fait passer un moment de qualit&#233; en mettant sur la table une belle mati&#232;re &#224; d&#233;battre sur ce que nous faisons de nos histoires, surtout des histoires de fant&#244;mes cach&#233;s dans les placards. Un spectacle pour tous et toutes, &#224; voir absolument.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ce jour te fera na&#238;tre ou p&#233;rir</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Ce-jour-te-fera-naitre-ou-perir</link>
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		<dc:creator> Chlo&#233; Clemens </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Belle surprise, ce mardi soir, au th&#233;&#226;tre des Martyrs. La sc&#232;ne s'ouvre, des mots sont projet&#233;s en arri&#232;re-plan. On nous explique que quatre d&#233;tenus sont amen&#233;s &#224; participer &#224; une exp&#233;rience, isol&#233;s sur une &#238;le d&#233;serte. Pendant un an, ils vivront ensemble, hors de leurs cellules et prendront part &#224; des ateliers de th&#233;&#226;tre, tous les jours. Le th&#232;me : les trag&#233;dies de Sophocle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quatre acteurs se tiennent en ligne, de dos, dispos&#233;s en avant-sc&#232;ne. Vincent, celui qui animera l'atelier, leur fait part du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Belle surprise, ce mardi soir, au th&#233;&#226;tre des Martyrs. La sc&#232;ne s'ouvre, des mots sont projet&#233;s en arri&#232;re-plan. On nous explique que quatre d&#233;tenus sont amen&#233;s &#224; participer &#224; une exp&#233;rience, isol&#233;s sur une &#238;le d&#233;serte. Pendant un an, ils vivront ensemble, hors de leurs cellules et prendront part &#224; des ateliers de th&#233;&#226;tre, tous les jours. Le th&#232;me : les trag&#233;dies de Sophocle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre acteurs se tiennent en ligne, de dos, dispos&#233;s en avant-sc&#232;ne. Vincent, celui qui animera l'atelier, leur fait part du r&#232;glement interne, d&#232;s leur arriv&#233;e. Sur le plateau, il n'y a pas de barreaux mais des n&#233;ons qui divisent l'espace, un casier en m&#233;tal personnalis&#233; pour chacun, un parlophone en plein milieu comme seul contact vers l'ext&#233;rieur, quelques chaises. La sc&#233;nographie nous donne l'impression d'un espace clos, referm&#233; sur lui-m&#234;me, presque futuriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;tenus en fin de peine sont des arch&#233;types forts, quatre faces d'une m&#234;me pi&#232;ce mises ensemble pour traiter de la soci&#233;t&#233; et de l'individu. Qu'est-ce que la d&#233;mocratie pour vous ? Sommes-nous criminel de fa&#231;on intrins&#232;que ? Camille Sansterre et Julien Lemmonier inspirent leur cr&#233;ation d'une prison humaniste d&#233;velopp&#233;e en Norv&#232;ge. De ce processus, est explor&#233;e la question de l'incarc&#233;ration de la r&#233;insertion, de la vie d'apr&#232;s, de ce que le monde fait de la criminalit&#233; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet est bien amen&#233;, grossissant le trait, juste comme il faut, de fa&#231;on &#224; transmettre du vrai en sc&#232;ne. Le jeu des acteurs est minutieux, personnel et travaill&#233;. Face &#224; nous, nous avons des gens. Ceux-ci portent diff&#233;rentes voix avec beaucoup de justesse, y ajoutant le rythme n&#233;cessaire pour nous emporter totalement. Patrick Br&#252;ll, Olivier Constant, Mercedes Dassy, C&#233;line Peret et Fran&#231;ois Sauveur composent avec talent un ch&#339;ur de voix profond&#233;ment humaines : des voix qui s'opposent, m&#234;me de l'int&#233;rieur, des voix qui discutent, avec leurs propres mots. La mise en sc&#232;ne ajoute des couches de lectures pr&#233;cieuses. Par Sophocle, on vient questionner et d&#233;battre de sujets qui agitent la vie des hommes depuis la nuit des temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la complexit&#233; des th&#232;mes, ce spectacle nous donne, avec tendresse et humour, un acc&#232;s direct &#224; toute leur densit&#233;. En utilisant la trag&#233;die, il nous permet de r&#233;fl&#233;chir sur les rapports que nous entretenons avec nos erreurs, nos actions et nos failles, alliant la profondeur avec la l&#233;g&#232;ret&#233; du jeu. Un spectacle adapt&#233; &#224; tous et &#224; voir sans plus tarder.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ancora tu</title>
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		<dc:creator> Chlo&#233; Clemens </dc:creator>



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&lt;p&gt;Que ferions-nous si nous avions le choix de la fin ? Si, face &#224; cette rupture in&#233;vitable, il nous &#233;tait permis de la revivre autrement ? De faire notre propre assemblage ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce soir, au Th&#233;&#226;tre des Tanneurs, Dany Boudreault, com&#233;dien, fait de l'ordre dans ses souvenirs. Ceux l'amour profond partag&#233; avec Salvatore, avant le d&#233;part, ceux qu'il faut laisser partir avec la relation pass&#233;e. D&#232;s le d&#233;but, on y croit, l'autobiographie se fond dans la fiction. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le plateau se construit comme une carte postale ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que ferions-nous si nous avions le choix de la fin ? Si, face &#224; cette rupture in&#233;vitable, il nous &#233;tait permis de la revivre autrement ? De faire notre propre assemblage ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce soir, au Th&#233;&#226;tre des Tanneurs, Dany Boudreault, com&#233;dien, fait de l'ordre dans ses souvenirs. Ceux l'amour profond partag&#233; avec Salvatore, avant le d&#233;part, ceux qu'il faut laisser partir avec la relation pass&#233;e. D&#232;s le d&#233;but, on y croit, l'autobiographie se fond dans la fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plateau se construit comme une carte postale ou une bo&#238;te &#224; souvenir, comme une journ&#233;e &#224; la plage qui ne devrait jamais avoir de fin. Il y a des livres corn&#233;s, de vieilles photos. L'ambiance kitsch nous plonge dans un monde que nous connaissons tous, cet endroit qui se remobilise par la nostalgie, celui o&#249; l'on se sent chez soi. Dans cet espace, c'est le public qui choisit, qui vient faire l'inventaire : ce que l'on laisse, ce qu'on emporte avec soi. Alors, on prend Jean Genet, on laisse les traces d'&#233;clair entre les dents et on se souvient de cette soir&#233;e &#224; l'op&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne efficace, presque s&#233;pia, vient interroger ce que nous faisons de la fiction et la fa&#231;on dont nous, spectateurs, nous nous faisons complice. Dany nous met dans la confidence, joue avec simplicit&#233;, rythme et beaucoup de justesse sur cette corde universelle que sont ces relations qui touchent et laissent des traces. Dans cadre familier, nous devenons alors des oreilles attentives dans lesquelles vont se plonger quelques de notes de Lucio Battisto qui nous resteront en t&#234;te pour les jours &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le souvenir se cr&#233;ait &#224; partir de ce que l'on en dit ? De ce que l'on choisit d'en faire ? De la trace qu'on vient laisser ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette pi&#232;ce participative qui fait du bien, Salvatore Calcagno a voulu parler d'amour et c'est un pari r&#233;ussi car dans l'amour, tout est vrai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Haroun</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/Haroun-3831</link>
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&lt;p&gt;Peut-on rire de tout, vraiment ? Ce soir, c'est &#224; cette question qu'Haroun a voulu r&#233;pondre : &#231;a a dur&#233; deux heures et personne n'a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre analyse fine de l'actualit&#233; politico-sociale et jeux de mots dignes de d&#238;ners de famille qui n'en finissent pas, il a tordu le cou &#224; la langue, au spectateur, autant qu' &#224; lui-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la sc&#232;ne du centre culturel d'Uccle, il nous a engag&#233; dans une lutte de laquelle on revient toujours perdant&#8230;et ce n'est peut-&#234;tre pas plus mal. De la fa&#231;on la plus frontale qui (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Peut-on rire de tout, vraiment ? Ce soir, c'est &#224; cette question qu'Haroun a voulu r&#233;pondre : &#231;a a dur&#233; deux heures et personne n'a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre analyse fine de l'actualit&#233; politico-sociale et jeux de mots dignes de d&#238;ners de famille qui n'en finissent pas, il a tordu le cou &#224; la langue, au spectateur, autant qu' &#224; lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la sc&#232;ne du centre culturel d'Uccle, il nous a engag&#233; dans une lutte de laquelle on revient toujours perdant&#8230;et ce n'est peut-&#234;tre pas plus mal. De la fa&#231;on la plus frontale qui soit, il nous a mis face &#224; nos contradictions, nos doutes et nos peurs sur l'avenir. Des dichotomies, il en fait son aire de jeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec habilit&#233; et beaucoup de finesse, il a capt&#233; notre air du temps en l'invitant &#224; se mettre en perspective ( voire &#224; se r&#233;viser compl&#232;tement). Les strates qu'ils mobilisent sont nombreuses, de l'extr&#234;me droite &#224; la pop culture : tout est bon pour faire des blagues, tous les niveaux de langue constituent des fonds de commerce. Apr&#232;s tout, foutu pour foutu, mieux vaut en rire qu'en pleurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haroun cr&#233;e son rythme avec le spectateur, se nourrit de lui tout au long de la spectacle. Le public participe pleinement au montage et donne vie &#224; un lieu de repr&#233;sentation intimiste et fluide o&#249; l'on n'est jamais seul, m&#234;me avec soi-m&#234;me. Finalement, un spectacle d'une grande cr&#233;ativit&#233; qui, au travers d'un regard critique ac&#233;r&#233; prouve que le r&#233;el peut parfois &#234;tre plus fictionnel que la fiction elle-m&#234;me, pour notre plus grand plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat est donc rempli : on a bien rigol&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'autres vies que la mienne</title>
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		<dc:creator> Chlo&#233; Clemens </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une reprise dans la nouvelle salle de th&#233;&#226;tre de la Tricoterie. Des murs de briques entourent un plateau en bois simple. Autour, se dresse un arc de cercle, en hauteur. Les si&#232;ges sont confortables, l'acoustique, bonne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce soir se joue d'Autres vies que la mienne, une mise en voix bas&#233;e sur le livre d'Emmanuel Carr&#232;re, port&#233;e par St&#233;phanie Van Vyve et Xavier Campion. Dans une sc&#233;nographie d&#233;pouill&#233;e, le duo parcourt des vies qui se croisent, des traumatismes enfuis. En jeu : une survie prenant le pas (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une reprise dans la nouvelle salle de th&#233;&#226;tre de la Tricoterie. Des murs de briques entourent un plateau en bois simple. Autour, se dresse un arc de cercle, en hauteur. Les si&#232;ges sont confortables, l'acoustique, bonne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce soir se joue d'Autres vies que la mienne, une mise en voix bas&#233;e sur le livre d'Emmanuel Carr&#232;re, port&#233;e par St&#233;phanie Van Vyve et Xavier Campion. Dans une sc&#233;nographie d&#233;pouill&#233;e, le duo parcourt des vies qui se croisent, des traumatismes enfuis. En jeu : une survie prenant le pas sur la vie qui pousse &#224; rester vivant.e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ton grave se faufile entre catastrophes naturelles et drames familiaux, les malheurs se confondent, parfois un peu trop. Les acteurs jouent plusieurs personnages sur un plateau nu, &#233;clair&#233;s par une lumi&#232;re crue. Ils peuvent &#234;tre n'importe qui, c'est ce que disent leurs costumes quotidiens et passepartouts : du velours et des carreaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont amis, fr&#232;res/s&#339;urs ou amants, issus d'une foule, de ce brouhaha au travers duquel des histoires passent, par-del&#224; le bruit. Tout au long de la pi&#232;ce, la tension plane et se dissout dans ces voix qui se multiplient. Les acteurs changent leurs intonations, ajoutent des accessoires, jusqu'&#224; ce que la multitude devienne une, se transforme en un souffle pris dans cet ouragan qui passe et qui emporte tout. &lt;br class='autobr' /&gt;
En arri&#232;re-plan, c'est leur espoir qui file.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte est efficace, il se re&#231;oit sans peine. Pourtant si proche de nous, il nous met &#224; distance, nous invitant &#224; changer le regard que nous posons sur nous-m&#234;mes et sur tous les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quel est donc ce lien qui les lie ? Celui de la souffrance universelle ? Peut-&#234;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'Autres vies que la mienne est une ode &#224; l'espoir, &#224; la vie qui traine derri&#232;re ce qui ne se maitrise pas, d&#233;pos&#233;e sur la sc&#232;ne de fa&#231;on simple et profond&#233;ment humaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Ville des zizis</title>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/La-Ville-des-zizis-3809</link>
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		<dc:creator> Chlo&#233; Clemens </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, une vieille radio et un groupe de potes en costards. Que des gars. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils sont sur leur trente-et-un. Ils reviennent de quelque part. Ou peut-&#234;tre ne sont-ils pas encore partis. Les dialogues sont directs, l'&#233;criture se fait sur le plateau. Les logorrh&#233;es s'enchainent sur un fond vert iris&#233;. Nous n'avons pas encore acc&#232;s &#224; ce qu'il se passe derri&#232;re, &#231;a va commencer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les gar&#231;ons nous racontent d'abord comment ils sont arriv&#233;s l&#224;, pragmatiquement. Tous sont la manifestation de copains arch&#233;types (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demandezleprogramme.be/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, une vieille radio et un groupe de potes en costards. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que des gars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont sur leur trente-et-un. Ils reviennent de quelque part. Ou peut-&#234;tre ne sont-ils pas encore partis. Les dialogues sont directs, l'&#233;criture se fait sur le plateau. Les logorrh&#233;es s'enchainent sur un fond vert iris&#233;. Nous n'avons pas encore acc&#232;s &#224; ce qu'il se passe derri&#232;re, &#231;a va commencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gar&#231;ons nous racontent d'abord comment ils sont arriv&#233;s l&#224;, pragmatiquement. Tous sont la manifestation de copains arch&#233;types : le petit et le sensible, le beau gosse et le mec sage. Ils sont align&#233;s en bord de sc&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous irr&#233;els, vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparemment, c'est &#201;line qui a organis&#233; tout &#231;a. C'est ce qu'ils disent et ici, on peut tout faire, m&#234;me (surtout) si c'est pour de faux. &lt;br class='autobr' /&gt;
La sc&#232;ne s'ouvre et tout implose. Le jeu est rythm&#233;, crescendo, foisonnant, les com&#233;diens enchainent les anecdotes qui parlent de tout et souvent de pas grand-chose tant qu'il n'y a pas de place pour le silence. Et s'il y a du silence, on met du Bruce Springsteen ou on peut toujours se mettre &#224; danser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa Ville des Zizis, &#201;line Schumacher r&#234;ve la bande de potes de son p&#232;re dans une nostalgie am&#232;re aux reflets pops. Un univers dans lequel les cercueils servent &#224; faire des bras de fer, o&#249; on se rend aux enterrements en maillot de foot, &#233;clair&#233;s par une boule &#224; facettes. Ici, on cr&#233;e de l'existence : les vrais mecs font des barbecues avec l'accent am&#233;ricain et les adultes sont des enfants qui jouent &#224; faire la guerre&#8230; Et &#224; faire les copains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un d&#233;cor qui &#233;clate au fil des go&#251;ts et des souvenirs de son p&#232;re, &#201;line et sa bande donnent la voix &#224; tous les possibles, ceux qui vont chercher loin. Nous sommes dans un espace intime, de l'imaginaire pur, jubilatoire et cruel. La sc&#233;nographie se rend flexible et mall&#233;able &#224; cette explosion. Tant&#244;t bar karaok&#233; ou all&#233;e de palmiers en Floride, elle peut se faire Empire State Building ou autoroute des vacances, au service de tous ces mecs qui ne demandent qu'&#224; sortir d'eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par l'exc&#232;s, ils viennent d&#233;jouer la solitude qui se loge dans la voix rauque qui murmure en arri&#232;re-plan venant structurer le r&#233;cit en le ramenant &#224; une r&#233;alit&#233; moins douce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pi&#232;ce vient questionner le rapport au p&#232;re, tout ce que nous pouvons y projeter et cette masculinit&#233; qui part en vrille, clich&#233; d'elle-m&#234;me, se tordant dans tous les sens &#224; la fois. Il y a quelque chose de triste derri&#232;re ce concours de qui pisse le plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement une histoire de cowboy pas si solitaire qui touche autant qu'elle divertit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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