Souffrez-Vous, Madame ?

Ixelles | Théâtre | Théâtre de La Flûte Enchantée

Dates
Du 23 mars au 15 avril 2018
Horaires
Tableau des horaires
Théâtre de La Flûte Enchantée
Rue du Printemps, 18 1050 Ixelles
Contact
http://www.lafluteenchantee.be
la.flute.enchantee@skynet.be
0474 28 82 69

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Souffrez-Vous, Madame ?

Librement inspiré de faits réels, cet opus de Marc Helsmoortel confronte une juge très habile et un inspecteur de police très tenace, persuadé de la culpabilité de cette dernière dans une fraude à l’assurance. Récidiviste, la juge s’en tire toujours par des "non lieu" mais le flic est tenace et un jeu implacable se met en place. Quelqu’un va souffrir mais qui ?

Distribution

De Marc Helsmoortel, Mise en scène de Jean-Luc Duray, Avec Jacqueline Préseau et Jean-Luc Duray.

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16 Messages

  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 24 mars à 13:35 par mado1977

    Une magistrate magistrale et un inspecteur plus retors qu’il n’y paraît.
    Un beau duo-duel où on rit souvent et pourtant, c’est violent, dramatique.
    Je ne sais plus qui disait " La comédie c’est un drame que l’on empêche d’éclater ".
    Cela résume bien le propos de Souffrez-vous Madame.
    Belle soirée donc dans ce petit théâtre.

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    • Souffrez-Vous, Madame ?

      Le 26 mars à 10:59 par Sylvie

      Un duo exceptionnel ! Une pièce qui vous tient jusqu’au bout ! Une prestation délicieuse (comme d’habitude) de Jacqueline et impressionnante de son acolyte... qui a appris son texte en 3 jours et a joué la pièce avec beaucoup de naturel et d’humour ! Merci pour cette belle soirée !

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  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 25 mars à 20:40 par rvdm0112

    Confrontation entre un inspecteur de police chevronné et obstiné et une juge qu’il soupçonne de fausse déclaration d’agression en vue d’une extorsion à l’assurance . Délicieuse prestation des deux protagonistes . Voilà une nouvelle belle occasion de retrouver le chemin de ce sympathique petit théâtre de La flûte enchantée

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  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 3 avril à 21:26 par kissoulk

    Le sujet traité, très intéressant sous l’angle sociologique et psychologique, a été servi par deux comédiens de talent. Leur jeu était tout à fait illustratif du comportement effectif d’un magistrat face à un policier, traité comme le collaborateur qu’il est en droit : avec un fond de mépris et d’ironie, magnifiquement servi par Jacqueline Préseau et Jean Luc Duray. Bravo !

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  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 3 avril à 22:10 par Monick

    Amusante confrontation entre un inspecteur de police et une juge. Véritable joute verbale entre deux personnages aux caractères bien trempés... Excellente prestation de Jacqueline Préseau que nous retrouvons toujours avec plasir dans le petit Théâtre de la Flûte enchantée. L’histoire serait basée sur un fait réel...

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  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 6 avril à 22:03 par Jeanne

    J’ai adoré la prestation de Jacqueline plus convaincante que jamais.Ce côté à la fois ironique, cynique , parfaitement logique , attendrissante aussi, et tellement femme .Une belle réussite avec la résistance, la ténacité, la rouerie de l’inspecteur convaincu de la culpabilité. Un pur moment de bonheur.

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  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 15 avril à 19:29 par etoiledemer

    A partir d’un fait-divers bruxellois récent, un huis-clos entre la magistrate concernée (Jacqueline Préseau) et un policier (Gérard Gianviti) qui ne croit pas à la version de cette dernière. Cette histoire permet à l’auteur de réfléchir au sens de la vérité, à la fragilité du témoignage ou à l’interprétation des faits. "Croire, c’est oser douter de la vérité !"
    La pièce se termine par un laïus sur le théâtre et le rôle de l’acteur, en l’occurrence de l’actrice. Enfin, "la souffrance, nous dit un des protagonistes, c’est de ne pas savoir !"
    Un seul regret : la salle n’était pas remplie. Or, le spectacle valait la peine d’être vu. Il est vrai que le soleil luisait dehors...

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  • Souffrez-Vous, Madame ?

    Le 18 avril à 03:50 par zoepeanu

    Il s’agit des différentes entrevues entre une magistrate qui a été agressée et un policier qui met en doute son histoire.
    2 acteurs que j’ai eu l’occasion de voir à plusieurs reprises et ai appréciés mais qui pour une fois malheureusement ne m’ont pas convaincue.
    La salle étant remplie et les spectateurs très en forme, a aidé au fait que je passe un meilleur moment. Pour une fois et ce malgré les quelques rires (plutôt sourires), je dirai "sans plus"...

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Lundi 9 avril 2018, par Yuri Didion

Vaudeville sans claquement de porte

Cette pièce s’attache à réinventer un fait divers qui a secoué la magistrature bruxelloise il y a deux ans. Lorsqu’une juge connue et appréciée du grand public déclare une agression et un vol qu’aucun élément matériel ne permet de confirmer, un policier acharné se met en chasse de vérité. Et pour l’entendre, il est prêt à tout.

Sur scène, le décor est réaliste : côté jardin, un bureau de policier, avec armoire et photos de suspects au mur, et côté cour, un salon bourgeois. Pour les séparer, une tapis rouge fait office de travée centrale, et s’achève en avant-centre sur un banc de bois qui sera utilisé pour les passages en distanciation.

La mise en scène, à l’instar de la scénographie, travaille sur la simplicité. Les comédiens sont bien placés, en lumière, sont audibles et justes. Et si elle ne porte pas de point de vue particulier qui enrichisse le texte, elle veille à sa compréhension.

C’est là que se forme la grande question du spectacle : la dramaturgie nécessite-t-elle cette précaution ? Le texte, en effet, ne présente aucune difficulté majeure, et paraît même à certains moments un peu discursif voir explicatif. D’une part, le rythme semble parfois coupé par les mises au noir longues et non essentielles, même si les deux lieux du texte et les nombreuses ellipses participent également à cette arythmie. D’autre part, le manque de sous-texte rend les personnages un peu trop honnête pour se mettre mutuellement en difficulté. Il s’ensuit une absence de suspens qui ne facilite sans doute pas la tâche aux comédiens.

Le travail de ces derniers en revanche est à souligner : le jeu de Gérard Giantivi donne une belle malice au policier, et lui apporte un naturel auquel on s’identifie aisément. Face à lui, Jacqueline Préseau transforme la magistrate en véritable bourgeoise de vaudeville, avec un jeu tout en éclats. Cela donne du relief et du caractère à son personnage.

Au croisement de ces deux réalités, le décalage avec la gravité des questions abordées (qui juge la justice ?) fait naître l’humour. Le spectacle est salué par les rires francs des spectateurs qui ont permis, ce soir-là, de jouer à guichet fermé ou peu s’en faut.

Théâtre de La Flûte Enchantée


Rue du Printemps, 18
1050 Ixelles