Scapin 68

Louvain-La-Neuve | Théâtre | Atelier Théâtre Jean Vilar

Dates
Du 6 au 16 novembre 2018
Horaires
Tableau des horaires
Atelier Théâtre Jean Vilar
Rue du Sablon, 9 1348 Louvain-la-Neuve
Contact
http://www.atjv.be
info@atjv.be
0800-25.325

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Scapin 68

A voir en famille !

Des Fourberies à la mode hippie

Voici une comédie parfaite pour célébrer le 50e anniversaire de mai 68 !
Sans toucher au texte de Molière, Thierry Debroux plonge ses personnages dans l’atmosphère des années 1960 : costumes, scénographie, musique…
Il faut dire que la pièce s’y prête à merveille : la révolte de Léandre et Octave contre leurs parents, leur quête d’indépendance et de liberté font immanquablement écho à la période mouvementée de la fin des sixties, qui a vu s’affronter deux générations.

Quand le rideau se lève, les pères sont en voyage depuis des mois. Les fils sont tombés amoureux et mènent une vie très « baba cool ». Mais les vieux rentrent brusquement. Vite ! Effacer les traces de la fête… les bouteilles qui traînent, les tenues décontractées… Paniqués, les jeunes gens n’osent pas encore se rebeller. Il faudra toute la malice de Scapin pour amener les patriarches à accepter des mariages d’amour.
Encore que ceux-ci n’ont finalement aucun effort à fournir car, par un tour de passe-passe, les jeunes amoureuses se révèlent être celles que les pères voulaient donner comme épouses à leurs fils. Tout est bien qui finit bien et la jeunesse rentre dans le rang… Les soixante-huitards deviendront à leur tour, en vieillissant, les nouveaux « vieux cons ».

Passé maître dans l’art de moderniser les classiques, le Théâtre du Parc nous promet une fois encore un spectacle haut en couleur et rythmé : on s’en réjouit déjà !

Les à-côtés
- Rencontre avec les artistes jeudi 08/11

Distribution

Auteur Molière-Mise en scène Thierry Debroux-Avec Julien Besure, Mickey Boccar, Laure Godisiabois, Thierry Janssen, Othmane Moumen, Brigitta Skarpalezos, Benoît Van Dorslaer, Simon Wauters-Scénographie et costumes Thibaut De Coster, Charly Kleinermann-Maquillages Urteza Da Fonseca-Lumières Alain Collet-Décor sonore David Lempereur-Assistanat mise en scène Catherine Couchard

Une coproduction du Théâtre Royal du Parc, de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, du Théâtre de Liège et de DC&J Création. Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge, des Ets Georges Magis, de TSF.be et d’Inver Tax Shelter. Avec la participation du Centre des Arts scéniques. Une collaboration avec le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve - www.poleculturel.be

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2 Messages

  • Scapin 68

    Le 1er octobre à 19:47 par ravroche

    Excellente pièce : acteurs au top, le plaisir des dialogues de Molière, un comique de situation réadapté qui n’essaie pas de faire rentrer le thème de mai 68 au forceps. A vite découvrir

    Répondre à ce message
  • Scapin 68

    Le 2 octobre à 08:37 par namasico

    SI vous voulez passer un très bon moment, courez voir Scapin 68 avant que la pièce ne soit prise d’assaut.
    On rit, on est surpris, la pièce est fidèle au texte, mais dépoussiérée grâce au talent des acteurs qui sont formidables.
    Pensez à venir un peu plus tôt pour assister au concert "Woodstock"

    Répondre à ce message

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Lundi 24 septembre 2018, par Dominique-Hélène Lemaire

Genre pattes d’eph en folie

Coup de foudre retentissant pour les pères (Benoit Van Dorselaer et Thierry Janssen), les fils (Mickey Bocar et Julien Besure), les valets (Simon Wauters et Othman Moumen) et les donzelles (Brigitta Skarpalezos et Laure Godisiabois) ! Le spectacle est démentiel... rebelle, sexy, inventif et hippie ! Tous à la plage, la galère s’amuse, la pièce sera jubilatoire ! Voici Scapin 68 - une adaptation des plus réjouissantes des bien-nommées « Fourberies de Scapin » signées Jean-Baptiste Poquelin dit Molière en 1671 - …ou quand la jeunesse en mini-jupes et en pattes d’eph toise l’ordre établi et les interdits.

Les deux pater familias, Argante (Thierry Janssen) et Géronte (Benoit Van Dorselaer) en costume cravate vont se faire l’un et l’autre moquer, rosser, vilipender, soutirer de l’argent, comme au théâtre du Grand guignol et dans la tradition de la Commedia dell’arte. Cette pièce qu’écrivit Molière en forme de récréation après le Don Juan, L’Avare, Le Misanthrope et le Tartuffe met en scène Octave (Julien Besure), fils d’Argante qui a épousé derrière le dos de son père Hyacinthe (Brigitta Skarpalezos), une jeune fille pauvre de naissance inconnue, et Léandre (Mickey Bocar), fils de Géronte qui s’est épris d’une jeune Égyptienne, Zerbinette (Laure Godisiabois) . Pour contrecarrer l’autorité paternelle, tous deux se trouvent forcés de recourir au savoir-faire ingénieux de deux domestiques maîtres-du-jeu : Scapin et son complice Sylvestre (Simon Wauters). Tour de passe-passe du dramaturge, les jeunes amoureuses se révéleront à la fin, être celles même que les pères destinaient à leurs fils comme épouses. All is well that ends well ! L’intrigue n’est pas complexe mais qu’est-ce qu’on s’amuse ! Quel sens de la fête, quelle glorieuse farce divinement mise en scène par Thierry Debroux !

Les Moliérophiles ne seront nullement déçus, pas une virgule ne manque au texte qui est projeté dans une intelligence parfaite. La mise en scène vintage années soixante-huit est une déferlante de bonheur théâtral, plastique et musical. Ready, Steady, Act ! Les comédiens ont reçu un thème : la plage, rapport à la phrase : « Sous les pavés, la plage ! » Donc, voilà une maison à colombages en bord de mer, le cri des mouettes, et l’imagination de tous ...au pouvoir ! Un sacré coup de pouce pour nos générations de jeunes assoupis...

Tout s’enchaîne dans un délire de trouvailles autour des serviettes et fauteuils de plage, jeu de boules en plastique, bouées, costumes et bonnets de bain rétro, sans oublier, au large, …la fameuse galère. La musculature parfaite et la souplesse de chat frémissant d’Othmane Moumen, beau comme un plagiste, qui voltige de balcons en réverbères et autres escarpolettes, a déteint sur tous les comédiens qui eux aussi, sautent, rebondissent, jaillissent de trappes improbables et mènent un jeu d’enfer délirant autour du texte, comme si tous avaient fumé la moquette et siroté des breuvages multicolores ! Et quand une inénarrable scène de rire inextinguible s’empare de Laure Gaudisiabois et de Benoit Van Dorselaer, la salle ne se tient plus. On est dans un sommet de l’excellence théâtrale où le corps est roi et on applaudirait bien en cours de route, comme à l’opéra ! Car d’ailleurs de la musique - des tubes anglo-saxons absolument légendaires - il y en a … avant, pendant et après, mais on n’en dira pas plus, car franchement, on ne peut manquer un tel spectacle auquel, on ose attribuer 5 étoiles, tant c’est bien fait, vivant, inédit et décoiffant. Quant à la morale « Il est interdit d’interdire » : on adore, pas vous ?

Dominique-Hélène Lemaire

Atelier Théâtre Jean Vilar