Nous sommes tous des faits divers

Théâtre | La Clarencière

Dates
Du 16 au 26 octobre 2013
Horaires
Tableau des horaires

Contact
http://www.laclarenciere.be
fabienne.govaerts@skynet.be
+32 2 640 46 76

Moyenne des spectateurs

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Nombre de votes: 0

Nous sommes tous des faits divers

Auteur : Vincent Engel
Mise en scène : Bernard lefrancq
Production : Association GEP/Une Pièce/Clarencière
Par temps sec le spectacle aura lieu partiellement dans notre petit patio, alors, munissez-vous d’une petite laine !

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13 Messages

  • Nous sommes tous des faits divers

    Le 17 octobre 2013 à 11:28 par Francisco

    Magnifique monologue où le démarrage est surprenant, mais je n’en dit pas plus.....A vous de découvrir.....Au finale, le jeu du personnage m’a emballé, c’était super bien joué et avec quelques intéractions avec le public surtout pour ceux qui étaient devant comme moi ;-). A découvrir les yeux fermés.....enfin ouvert

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  • Nous sommes tous des faits divers

    Le 18 octobre 2013 à 08:29 par Pattrick

    Encore une très belle performance de Michel Poncelet, que j’avais vu dans Marx la saison passée.
    3 textes de Vincent Engel, 3 personnages bien campés.
    Le début est surprenant, mais tout à fait dans le thème.
    Si les deux premiers textes sont plus dans le monologue, le troisième est sune véritable petite pièce, et j’ai senti que Michel Poncelet était plus à l’aise dans l’excercice du jeu que de la simple récitation.
    Voilà encore un très bon spectacle, de qualité, proposé par la Clarancière.

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  • Nous sommes tous des faits divers

    Le 23 octobre 2013 à 09:13 par michele

    J’avais apprécié Michel Poncelet dans Marx . Les 3 personnages sont ici merveilleusement incarnés . J’ai une préférence pour le 3ème qui est joué et non narré comme les 2 précédents . Ce 3ème personnage : le Messie est un petit bijou de réflexion . Un spectacle de grande qualité !

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  • Nous sommes tous des faits divers

    Le 26 octobre 2013 à 12:19 par hello1

    GENIAL
     !

    3
    nouvelles de Vincent Engel contées par un comédien hors pair,
    Michel Poncelet : le texte mais aussi les expressions et mimiques,
    les voix, ... Un jeu verbal et non verbal dans des personnages fort
    différents. Bref, un jeu formidable.

    J’étais
    à chaque fois complètement "prise dans l’histoire" : il y
    a certes la richesse de l’écriture (et du propos) dans des textes bien rythmés,
    mais aussi leur interprétation fabuleuse.

    J’ai
    adoré !!

    Le
    tout dans le cadre du théâtre de la Clarencière que j’ai
    agréablement découvert : un lieu hors du commun, une ambiance, une
    autre exploitation du cadre ... Avec, si on le désire, un plus
    littéraire sous la forme d’un feuillet explicatif -pour cette
    pièce-ci, ce qu’est "une nouvelle"- : démarche
    intéressante.

    Vraiment
    une très belle et bonne soirée.

    Une
    vrai détente.

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  • Nous sommes tous des faits divers

    Le 28 octobre 2013 à 11:12 par miche271

    j’ai decouvert La Clarenciere, petit espace bien convivial pour boire un verre et y suivre Michel Poncelet. J’avais des craintres car les conteurs me sont parfois difficiles a suivre... mais avec lui, pas de souci. Il vous invite a le suivre dans les meandres de ses histoires, vous faisant passer du bistrot a la salle de spectacle, sans chichi, tout simplement, et vous le suivez car il fascine par son interpreation magistrale dans des registres d’acteur tres differents...du monsieur bien-comme-il-faut-col-cravate au clochard-alcoolo. Si vous avez envie d’une soiree speciale, n’hesitez pas a aller voir ce "3-pieces", vous passerez assurement une belle soiree. 

     

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Lundi 28 octobre 2013, par Dominique-hélène Lemaire

A lire au lit ou à savourer en public ?

Ce soir, l’accès à la salle est bloqué par des fauteuils d’osier. Que se passe-t-il ? Il reste une place à côté de Vincent Engel, visage énigmatique. Il est l’auteur discret des nouvelles qui vont se jouer ce soir ! Soudain la voix d’un sieur Italien bien mis fuse entre les spectateurs.

On reconnait le personnage : Michel Poncelet. Un comédien formidable dans le sens anglo-saxon. Il n’aimera peut-être pas la comparaison, lui qui a joué un admirable Karl Marx aux Martyrs la saison passée. Il est un « formidable actor, …tout comme Margaret Thatcher was a formidable woman ! ». Impressionnant par la variété et la souplesse de son jeu. L’un après l’autre il enfile le dandy et l’homme d’affaire Italien richissime, l’inspecteur Maigret en imperméable et le clodo que vous avez croisé sur votre chemin sans lui donner une thune et qui se prend pour Elie ou le Messie, mais si ! Il s’amuse à fabriquer des timbres de voix multiples, passe d’un registre à l’autre avec une énergie scénique hors du commun. Et dans son regard ou son sourire se lit une avalanche d’humanité. La mise en scène très dynamique de Bernard Lefrancq y est aussi pour quelque chose…glissant d’un espace vers un autre, dans ce petit lieu de théâtre qui nous est si cher. Il aime se placer dans l’optique de « tout pour Monsieur Léon », ce spectateur vierge de tout prérequis et qui doit pénétrer au plus vite et avec plaisir dans les ressorts du spectacle. Une nouvelle, c’est si court ! Pour jouer « juste » il ne faut pas le moindre de faux-pas !

Est-ce un chemin vers le dépouillement dont il s’agit ? La première nouvelle est douce-amère, un peu à la Roald Dahl, elle prend son envol sur les chapeaux de roue d’une Jaguar en folie et ceux de l’amour fort exigeant d’une dame qui a mis son mari au défi de la séduire par des surprises éternellement renouvelées… Amour courtois oblige, mais qui peut s’avérer meurtrier ! C’est vrai qu’un fait divers bien tourné peut tourner à la nouvelle avec un peu de savoir-écrire ! La seconde embraye dans les couleurs de la poésie avec un inspecteur très banal et mystérieux à la fois, qui faute de tout indice pour démasquer l’assassin de Sarah doit s’en remettre à un collègue à la retraite, spécialiste en traces de peur. Et la troisième nouvelle retrouve un clodo qui n’est pas un rescapé de Beckett mais qui va s’enivrer gratuitement dans un cercle de laïcs juifs…et se fait un cinéma truculent et fort lyrique à propos de son identité. Le point commun, c’est sans doute la solitude que chacun peuple selon sa fantaisie...

Les nouvelles sont un genre de plus en plus boudé dans notre monde actuel. Ce qui est paradoxal, vu le plaisir très contemporain du zapping. Est-ce parce que le lecteur doit faire l’effort de s’adapter sans cesse à une nouvelle brochette de personnages et que le lecteur renâcle devant cet effort intellectuel ? C’est ce que déplore l’auteur, Vincent Engel, en tous cas en ce qui concerne le public francophone. « La fiction est aussi ce qui nous permet d’échapper à l’unicité du réel. » Les nouvelles débouchent souvent sur des fins ouvertes, qui donnent un certain vertige. Est-ce cela qui dérangerait un public moins tourné vers l’exploration de l’imaginaire personnel ou vers l’appel de la création littéraire ? Beaucoup de professeurs d’universités sont pourtant d’accord pour dire que la nouvelle est en quelque sorte un fleuron d’excellence intellectuelle. Alors, allez en juger par vous-mêmes !
Dominique-Hélène Lemaire

La Clarencière


Rue du Belvédère, 20
1050 Ixelles