Je suis un poids plume

Louvain-La-Neuve | Théâtre | Atelier Théâtre Jean Vilar

Dates
Du 19 mars au 3 avril 2019
Horaires
Tableau des horaires
Théâtre Blocry
Place de l'Hocaille 6, 1348 Louvain-la-Neuve
Contact
http://www.atjv.be
info@atjv.be
0800-25.325

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Je suis un poids plume

C’est l’histoire d’une rupture.
Une jeune femme, au lendemain d’une séparation. Sa chute et le moment fragile où elle décide de se relever. Ce jour-là, à l’arrière d’un petit immeuble au fond d’une cour, elle a franchi la porte d’une salle de boxe. Poussée par une nécessité alors indicible. Elle a chaussé ses gants et laissé faire le geste. Elle a frappé pour sentir la vibration de la vie jusqu’au bout de ses doigts. Elle a appris à parer et à recevoir les coups, a appris à les rendre. Elle a écouté et reconnu son instinct. Elle a rencontré et repoussé ses limites.

Quand le corps est en mouvement, les pensées deviennent précises comme des frappes, moins chaotiques, elles font mouche. Les mots prennent un sens nouveau. Dans cette danse du boxeur, tout se concentre, devient plus tranquille. Et au bout du souffle et des forces, on écoute les dictées du cœur. Alors, le temps d’un entraînement, sur le plateau ring, baisser la garde et retrouver la vie.
Un récit bref et intense, impressionnant de précision.

Distribution

Auteur Stéphanie Blanchoud-Mise en scène Daphné D’Heur-Avec Stéphanie Blanchoud-et la participation de Ben Messaoud Hassen -Scénographie Maud Grommen-Lumières Benoît Théron-Son Pierre Slinckx-Direction technique Pierre Hendrickx-Coach Ben Messaoud Hassen

Une production de Tatou ASBL. Une coproduction : Wild Productions/Poppins Productions ASBL/Théâtre des Martyrs. Avec le soutien de CCN_Théâtre du Pommier-Neuchatel (CH) et de l’Infini Théâtre (BE).

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2 Messages

  • Je suis un poids plume

    Le 10 mars 2017 à 11:04 par alibaba

    Un seul en scène très bien mené - sensible mais sans sensiblerie ! Un moment doux et dur à la fois, parce qu’on respire avec elle, on est avec elle. Chacun peut se reconnaitre dans cette tranche de vie de quelques mois, ce tournant significatif - on rit, on pleure, on respire (oui, oui, c’est important). Et on fait le plein d’énergie, parce que franchement : elle a la pêche !

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  • Je suis un poids plume

    Le 27 mars 2017 à 15:51 par rebdelire

    Emouvant au possible.
    Seul-en-scène tellement bien joué. Elle m’a mis les larmes aux yeux.
    Le texte est fort et puissant et la mise en scène ne fait qu’accentuer ce côté poignant...

    Bravo ! à voir et à revoir

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Lundi 6 mars 2017, par Catherine Sokolowski

Phénix de l’uppercut

Stéphanie Blanchoud, connue pour son rôle d’inspectrice dans la série “Ennemi public”, propose un récit partiellement autobiographique, en tout cas intime. L’histoire d’une séparation, avec la boxe comme exutoire. Au début timidement, “Même si t’arrives pas, t’essayes”, conseille son entraîneur, mais pendant une heure et demi, quand même. Maintenant, cela fait presque cinq ans qu’elle boxe, et sur scène, elle offre une belle démonstration de son art, avec Ben l’entraîneur, “Ben, le seul en qui j’ai cru au bout de 2 minutes”. Cette juxtaposition entre l’énergie dégagée par le sport et la tristesse d’une histoire terminée dégage quelque chose qui s’apparente à de la poésie. La prestation de Stéphanie est touchante.

Stéphanie sonne et s’écrie : “Y a une nana ! t’as déjà quelqu’un d’autre ?”. Pour certains, les lendemains d’une séparation sont plus agréables que pour d’autres. Il faut pourtant régler la répartition des objets, préférence pour une machine à laver et autres détails matériels. Il faut aussi penser à autre chose, tout le monde a un souhait enfui, une idée originale, un souhait inaccessible. Du désarroi naît le courage, celui d’entrer dans la petite salle de boxe située à l’arrière d’un immeuble. Deux chocs qui s’affrontent pour s’annuler ?

Plus tard, il y a un voyage en Afrique, “sur cette terre, brûlée comme est mon cœur”.
Après la déception, l’espoir : “La route est là, belle et inconnue”. Et côté boxe, le premier sparring, qui ne se passe pas si bien que ça, elle aurait pu rendre les coups, tous les coups qu’elle a reçus, mais elle n’y est pas arrivée. Elle comprend qu’elle n’est pas là pour cela, qu’elle n’a jamais aimé la violence. La boxe, c’est de la danse.

Aujourd’hui, au Théâtre des Martyrs, demain au Théâtre Océan Nord dans “La Musica Deuxième” (interprété par Catherine Salée et Yoann Blan), les stars du petit écran occupent la scène des théâtres, pour le plus grand bonheur de tous. Stéphanie Blanchoud raconte une histoire somme toute assez banale dans un contexte original, celui de la boxe et de la chorégraphie des mouvements physiques. Car il s’agit bien de cela, de danse et de légèreté. Avec Daphné D’heur à la mise en scène, l’actrice témoigne de ses combats : boxe, temps et mots se confondent dans une simplicité qui va droit au cœur.

Poids Plume

Atelier Théâtre Jean Vilar