Faux British

Namur | Théâtre | Théâtre de Namur

Dates
Du 11 au 14 décembre 2018
Horaires
Tableau des horaires
Theatre de Namur
Place du Théâtre 2
Contact
https://www.theatredenamur.be/
billetterie@theatredenamur.be
081 22 60 26

Moyenne des spectateurs

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Nombre de votes: 4

Faux British

Imaginez sept comédiens amateurs, amateurs de romans noirs anglais, qui décident de monter un thriller anglais en amateur… et en français. L’histoire : au XIXe siècle, au cœur de la vieille Angleterre, un superbe manoir, une soirée de fiançailles. Un meurtre est commis. Tous sont suspects, une enquête est ouverte… mais rien ne va se passer normalement. Très vite tout dérape, plus rien ne tient ensemble, ni les suspects, ni les soupçons, ni le décor, ni les costumes, ni le texte… plus rien du tout. Tout part en sucette. Et c’est à mourir de rire.
La représentation théâtrale est un piège. À un rythme endiablé, nos Faux British, armés d’un flegme légendaire, feront tout pour maintenir le suspens et finir la pièce. Dans quel état ? Où est donc passé le corps ? Que fait la police ? Et quand est-ce qu’on mange ? La troupe déjantée des Faux British installe un joyeux désordre pour un divertissement pur jus. Accrochez-vous, ça déménage. Et que God Save the Queen !

Distribution

Avec (en alternance) Baptiste Blampain, Benjamin Boutboul, Bénédicte Chabot, Laure Chartier, Damien De Dobbeleer, Laure Godisiabois, Michel Kacenelenbogen, Cachou Kirsch, David Leclercq, Gaëtan Lejeune, Bruno Mullenaerts, Thibaut Nève, Simon Paco et Simon Wauters. Mise en scène Gwen Aduh. Assistante à la mise en scène Aurélie Trivillin. Scénographie Michel Mugnier. Costumes Aurélie de Cazanove et Sarah Duvert. Lumière Claude Couffin. Musique Gabriel Levasseur. Régie Robin Van Bakel. Stagiaires régie Sam McClean et Dorian Franken-Roche. Habilleuse Sara Duvert Une coproduction du Théâtre Le Public et de Ki’m’aime me suive. Les auteurs sont représentés en France par l’agence MCR, Marie-Cécile Renauld Paris, en accord avec United Agents LTD, London.

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3 Messages

  • Les Faux British

    Le 1er novembre 2017 à 00:44 par Ferre

    Hormis 2 ou 3 scènes que je qualifierais d’un peu "too much" (une volonté de la mise en scène ... ?) j’ai pris un plaisir fou avec ces "comédiens amateurs" de grand talent ... On rit vraiment beaucoup ! ;-))) A voir ...

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  • Les Faux British

    Le 28 novembre 2017 à 15:18 par Jean-François Blondiau

    Je suis extrêmement surpris de cette critique au vitriol. Certes je n’ai pas encore vu l’adaptation française (ou belge en l’occurrence) de "The Play That Goes Wrong", mais j’ai vu trois fois cette dernière, l’oeuvre originale donc, à Londres, et j’y ai chaque fois pris un plaisir fou. Le slogan "The Mousetrap meets the Monty Python" sur les affiches londoniennes correspond tout à fait au contenu, et à la forme, ce qui en matière de "british" est quand même plutôt représentatif, non ? Quant au trio d’auteurs, Lewis, Sayer & Shields, la critique semble ignorer qu’il s’agit des auteurs de comédie les plus en vue à Londres. Pour cette pièce, ils ont remporté l’ "Oliver" (Molière du théâtre anglais) de la meilleure comédie en 2015, et la version de Broadway a eu le "Tony" correspondant. Et même l’adaptation parisienne a eu le Molière de la meilleure comédie en 2016. Donc, à moins d’une adaptation belge complètement ratée (mais ce n’est pas un problème d’adaptation qui semble ressortir de la critique), j’ai l’impression que l’auteure n’est pas sensible a une certaine forme d’humour anglais, qui n’en reste pas moins typique de nos voisins d’outre-Manche.

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  • Les Faux British

    Le 3 décembre 2017 à 10:20 par juliette

    une pièce complètement déjantée où les acteurs risquent même leur vie...(c’est un peu exagéré mais à la fin tout le décor est par terre...) on rit beaucoup et on se dit que monter un tel spectacle ce n’est pas de la tarte...un bon spectacle de fin d’année

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Lundi 20 novembre 2017, par Dominique-Hélène Lemaire

Honesty

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Annoncé comme génial, subtil et drôle, ce spectacle met en scène une bande d’artistes professionnels très généreux que l’on adore, surtout Laure G., qui en profitent pour s’éclater cul par-dessus tête dans les situations totalement absurdes. Grand bien leur fasse ! Une belle façon d’envoyer en l’air une année couverte de bleus et de blessures, d’envoyer paître tracas, flétrissures et pollution de la planète. Certes, ceux qui adorent les cascades, trouvent drôle le principe de la chute à répétions, de l’accident basé sur le même modèle, de la catastrophe érigée en Credo, ils riront aux éclats et mettront fort mal à l’aise les rares spectateurs qui ne partagent pas cet humour de bandes dessinées abrupt, intempestif, convulsif et ricanant.

A première vue, c’est donc drôle. Et il y a des étudiants que cela amuse vraiment de rendre feuille blanche ! Mis à part le décor qui lui s’applique à faire un copié collé des pièces d’AGATHA CHRISTIE, tout sonne profondément creux. Malgré les murs en lambris de vieux chêne assortis à l’auguste horloge qui n’avance pas d’une seconde, la cheminée où flambe le charbon, la peau de tigre transformée en carpette en mouton, la desserte pour le whisky étiqueté façon ammoniac ou arsenic, et le sofa vert façon "couch", d’où l’on contemple portraits d’ancêtres - bêtes ou gens ? - ainsi que trophées de chasse qui ne cessent de s’effondrer, ...il n’y a rien d’anglais dans cette représentation. Donc pour être faux, c’est complètement faux. Les auteurs ont bien raison, en ce qui concerne le titre.
Et pour preuve aussi, la surabondance de l’excitation hystérique, de la cacophonie, l’absence totale de retenue, l’absence complète d’humour dit "anglais" flanqué de ses savoureux "understatements" tellement dévastateurs et efficaces, et que l’on attend toujours. Waiting for Godot !
On cherche en vain la parodie, car parodie se concocte dans les ressemblances ! Tout au contraire, on se trouve à l’autre extrême, dans le bruit et la férocité, les hurlements tous azimuts, les embrouilles d’une action qui n’existe pas, d’un texte non abouti, de répliques non connues, d’improvisations factices, de bout de textes tâtonnés, juste bons à jeter que l’on se plait même à répéter trois fois... à cours de mots ou d’inspiration ou parce que le disque est rayé ? Le comique de situation est supposé faire tout ! Bref voilà un vaudeville policier totalement latin et déjanté, si c’est cela que l’on aime.
Ah ! ils voulaient faire du Magritte, me direz-vous ? Puisqu’on fête l’anniversaire de sa mort ! Déstructurer et découvrir une réalité surréaliste ! Ceci est un trousseau de clefs dit-il en saisissant le vase chinois… Bien vu ! Sauf que ce qui s’applique au vrai théâtre de l’absurde, version anglaise ou française avec des noms tels que Beckett, Ionesco ou leurs héritiers Pinter, Arrabal, ou Tom Stoppard … ne s’applique vraiment pas à ce trio d’auteurs sortis d’on en sait zou ni à un texte démuni de la moindre charge dramatique ! On ne peut même pas dire que c’est « du vent ! » car dans le vent, il y a tant d’esprit ! Du vide sans doute, pathétique et désespérant. Alors, nous, les dindons de la farce, on ne rit pas ! Sorry guys, not my cup of tea ! Mais notre avis importe peu puisque tous les billets sont achetés et qu’on en redemande. Las, pour nous, sapiosensuels que nous sommes, un roi nu est bien nu !
Dominique-Hélène Lemaire

Théâtre de Namur


Place du Théâtre, 2
5000 Namur