Sur la table de chevet, des piles de livres...
Parfois, ce sont des classiques que l’on ne se lasse pas de relire. Souvent ce sont des coups de coeur, des livres récents ouverts au hasard d’une promenade dans les travées d’une librairie et qui ont attiré notre regard...
Le titre énigmatique, le regard de l’auteur sur une photographie en bandeau autour du livre, le souvenir d’une chronique entendue ou lue ont décidé un jour du sort de ce roman, de ce recueil de nouvelles ou de poésie, de cet essai, de cette biographie...
Et ils se retrouvent alors sur la table de chevet...
Réédition d’un roman paru il y a vingt ans et re-découvert par les frères Larieu qui l’adaptent au cinéma. Un grand livre d’un "grantécrivain" : Dominique Noguez
Comment se fait une rentrée littéraire ? Pourquoi a-t-elle lieu en septembre ? Cette période si peu propice à la lecture ? ...Oui mais elle coïncide avec l’institution parisienne des Prix Littéraires... Jacques De Decker lève le voile sur ces mécanismes qui créent des "livres dont on parle"...Aux lecteurs de ne pas être dupes...
« Si j’étais pohéteû » c’est le titre en forme de pied de nez du volume que la collection "Découvertes" consacre à Boris Vian. Il y a cinquante, une crise cardiaque l’emportait pendant la projection du film tiré de son roman « J’irai cracher sur vos tombes ». Il avait 39 ans. Boris Vian se savait condamné et il a voulu vivre plusieurs vies avant que la grande faucheuse ne vienne lui couper l’herbe sous le pied.
La publication en un volume de la collection QUARTO de quelques romans et récits signés Romain Gary (et son "double" Emile Ajar), donne à Jacques De Decker l’occasion de nous rappeler dans cette "table de chevet" l’importance et l’actualité de cet immense romancier qui a obtenu à deux reprises le Prix Goncourt : sous son nom et sous un nom d’emprunt et d’imposture.
"Hélas, aujourd’hui tout étant permis, plus rien n’est désirable"...quel meilleur prétexte pour re-découvrir ce grand auteur du XXème siècle ?
Prenant appui sur un roman du Belge Yves-William Delzenne, « D’un dieu ténébreux », Jacques De Decker approfondit sa réflexion sur le malaise ressenti à la lecture du roman de Jonathan Littel, "Les Bienveillantes". Comment la double perversion de l’esthétique nazie ouvre le piège qui substitue la propagande à la dénonciation. L’analyse évoque d’autres œuvres qui, elles, ont évité le chausse-trappe, comme "Les Damnés" de Visconti.
« Quand on couche pas, même si on est convaincu que ça avance à rien, animal triste et tout, eh bien on est angoissé, assez connement je dois dire mais voilà. Alors on essaie de trouver des plans, avec même de l’amour des fois, ce qui complique les choses, ou au contraire ça les simplifie, enfin faut voir, il y a un peu de tout dans ce dossier-là. »
La semaine dernière, Jacques De Decker a passé 6 soirées au théâtre à Bruxelles...6 spectacles très différents, réunis par un point commun : le remarquable niveau de qualité de chacun d’entre eux. Réservez vos places et vos soirées pour (re)découvrir la capitale du théâtre francophone au Théâtre des Martyrs, au Théâtre du Parc, à la Comédie Claude Volter, au Théâtre Poème et au Rideau de Bruxelles... Si vous hésitez encore, écoutez la chronique de Jacques De Decker...
Un régal...
"...un livre porteur de confiance et contagieux par son énergie" (Jacques De Decker)
Enfin, Bruxelles est la ville des mots...Parmi les multiples activités qui s’organiseront dans le cadre de la "Langue française en fête", nous avons épinglé quatre événements organisés en partenariat avec la Bibliothèque des Riches Claires auxquels est associé Jacques De Decker qui en parle dans cet entretien avec Edmond Morrel
"Si les toiles de Félix Vallotton frappent par leurs couleurs profondes, son roman, La Vie meurtrière, commencé en 1907 et publié de manière posthume, est imprégné d’une noirceur inquiétante. Jacques Verdier, jeune artiste de vingt-huit ans, laisse en se suicidant une courte lettre à l’attention du commissaire : « Je me tue volontairement, et pour des motifs personnels. … " (Présentation de l’éditeur)
Une "table de chevet" enthousiaste de Jacques De Decker, qui donne envie de se plonger dans ce roman en neuf histoires, traduit de l’allemand par Juliette Aubert.
« On va de surprises en surprises. On n’est jamais déçu…Un talent de toute grande envergure » conclut Jacques De Decker.
Jacques De Decker à propos de David Lodge : " un des écrivains anglais que je chéris le plus..."
Jacques De Decker à propos de Voltaire et de son biographe : "C’est vraiment un plaisir de retrouver ce Titan en compagnie de Raymond Trousson"
Jacques DE DECKER évoque le dernier roman de Eric Emmanuel SCHMITT : « Ulysse from Bagdad ».
Jacques De Decker nous fait partager sa lecture du "Journal d’une année noire" du Prix Nobel de littérature 2003