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Emmanuel Pierrat raconte avec fougue et passion les procès intentés dans la seule année 1857 à trois écrivains majeurs, inscrits aujourd’hui dans la postérité : Gustave Flaubert, Charles Baudelaire et Eugène Sue.
Une remarquable biographie qui se lit comme un roman et qui restitue à Clara Malraux son prénom et la place essentielle qu’elle a occupée dans la vie d’André, son mari.
« Fabuleux voyous » et fabuleux livre que celui-ci qui nous permet de connaître, de retrouver ou de découvrir quatre génies de la littérature qui ont eu maille à partir avec la justice de leur époque. Il s’agit d’une parte de François Villon et de Paul Verlaine, « délinquants malgré eux » ; de l’autre du Marquis de Sade et de Jean Genet, « astres noirs » comme les désignait Jean Cocteau.
Voici un livre émouvant, qui est un récit transcendé par l’écriture. Voici un livre qui donne en partage l’expérience intime de la confrontation avec la mort du père. Voici un livre qui démontre combien la littérature est exploration du mystère, de énigme de l’autre, et aussi de soi-même.
Voici un récit bouleversant par ce qu’il raconte, la vérité judiciaire qui condamne un père "pour attentats à la pudeur" et l’innocence que clame cet homme déchiré par ce jugement, et par le ton, la sérénité, la vigilance avec laquelle l’auteur nous livre sa vérité.
C’est ici un livre qui doit figurer dans la bibliothèque de l’honnête homme, un de ces livres fondamentaux qui permettent au lecteur de considérer le monde dans lequel il s’inscrit avec la conscience vigilante de celui qui sait qu’ignorer l’histoire c’est courir le risque d’en répéter les pires égarements.
L’amour serait-il à réinventer comme instrument d’organisation du monde ? Une utopie qui remonte à la naissance de ce sentiment et se cantonne à la sphère privée. Le cynisme et la violence du politique et de l’économique donneraient-ils une chance à ce rêve... ?
« Satan va mal » constate Duquesne, avant de s’interroger « Et si le mal venait de l’homme ?"... A cette question correspond une interrogation identique pour Dieu : l’homme a créé Dieu, il devait créer le diable… La vraie question : si Dieu existe et s’il est bon, comment peut-il admettre que le mal existe aussi…question qui traverse les croyances...
On ne présente plus Michel Serres : penseur, scientifique et philosophe il ne cesse d’interroger le monde, de se poser des questions sur la façon dont il tourne. Il se penche sur la dernière crise financière qu’il replace dans un contexte qui restitue aux événements leur complexité, leurs origines et, pourquoi pas, les moyens de ne plus les ressusciter...
Les deux auteurs racontent cette époque méconnue avec clarté autant qu’intelligence. Ils portent de surcroît un regard empathique et humain sur le quotidien de cette période accablante. Un livre émouvant et pédagogique.
Décidément, il ne fait rien comme tout le monde ce diable d’homme à la grosse tête ! L’incipit du livre fait frémir : « Je suis mort hier » ! Peu de journalistes ont démarré ainsi, à tombeau ouvert, un grand reportage.
Marie-Joseph Lagrange écrivait "Dans cet immense océan qu’est la Bible, Dieu a donné un travail interminable à l’intelligence humaine.. ». Oserions-nous dire qu’à Didier Decoin Dieu a donné une belle occasion de nous raconter des histoires aussi palpitantes et érudites que romanesques…
Grâce au remarquable travail de Marie-Ange Bernard, le lecteur de « La Table d’écriture » entre de plain-pied dans cette assemblée atypique qu’est l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises.
Des origines à nos jours tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le mariage...
Enfin, la capitale de l’Europe fait l’objet d’un numéro de la collection mythique des guides à l’effigie du marcheur au sac à dos…
François-Marie Banier photographe empathique, un artiste qui, du regard, explore l’âme de celles et ceux qu’il rencontre au cours de ses promenades dans les villes autant que dans les visages...
Pascal Bruckner aborde avec sensibilité et empathie le sentiment amoureux. Il fallait toute la dextérité stylistique de l’écrivain qui cisèle une langue magnifique de clarté pour arriver à ses fins. Il méritait bien pareil travail, cet amour qui "est une aventure dont nous ne voulons pas nous priver à condition qu’elle ne nous prive d’aucune autre aventure »…
Ecoutez la vigilance avec laquelle Daniel Salvatore Schiffer évoque l’affaire Polanski et les similitudes qu’elle éveille chez ce biographe de Oscar Wilde, avec le dandy condamné au XIX ème siècle. Daniel Salvatore Schiffer appartient à la frange de ces intellectuels engagés, au sens vrai du terme, qui soumettent la société contemporaine à un incessant questionnement philosophique et littéraire, nourri d’une érudition sans faille de l’Histoire.
Comment écrit-on un guide du vin ? Comment décrire une robe, un paysage, un terroir, un plat... ? C’est à la découverte de cette écriture-là que nous invite Edmond Morrel en compagnie de François Bachelot, responsable du Guide du Vin dont l’édition 2010 vient de sortir aux Editions Hachette.
Dans les enseignements de Bouddha, Socrate et Jésus que Frédéric Lenoir nous présente avec une limpidité époustouflante, chaque phrase nous apporte un supplément de conscience. Un livre-viatique, indispensable en ces temps où l’avoir prévaut sur l’être et dont le bonheur est absent. Une rencontre avec une intelligence vibrante, nourrie de vrai humanisme : celui qui pose des questions plutôt que d’asséner un dogme.
Cet homme parle comme un livre…ou plutôt comme une bibliothèque. Émerveillement de chaque instant de cette rencontre. Émerveillement d’entendre ce savant jeune homme pétillant de malice et de science...qui dit "je découvre de nouvelles choses chaque jour" et s’en dit ahuri en partant d’un grand éclat de rire.
La lumière irradie d’un artiste d’exception évoqué dans ce livre où l’émotion affleure à chaque page. Comme avec un sourire triste Léonard Cohen dit en exergue : « dans toute chose il y a une faille. C’est ainsi qu’entre la lumière »…
"Les amants terribles : Liz Taylor et Richard Burton" racontés par Edward Meeks et Jacqueline Monsigny
Alain Corneau est un des grands parmi les cinéastes contemporains. On lui doit quelques chefs d’oeuvre, des films d’anthologie et des films qui nous racontent tout simplement une histoire.
"Versant Sud" a toujours placé la barre très haut. Chacun des livres publiés par la maison d’édition basée à Louvain La Neuve ouvre l’accès à des mondes aussi divers que ceux de la musique, de l’histoire, de la bande dessinée en les abordant avec passion, avec audace, avec originalité
Trois cent titres pour comprendre, aimer, appréhender les sciences...Pour les tout petits et pour les adultes, des livres adaptés, écrits pour répondre à la curiosité qu’inspirent la science, la nature, l’écologie...
Un très émouvant témoignage d’Hélène Mercier sur son parcours de grande virtuose. Un livre écrit avec le coeur, l’émotion, la sensibilité d’une artiste exceptionnelle...
Hermine Bokhorst conjugue deux vocations : le journalisme et les enfants de ses classes de l’école primaire où elle exerce le métier d’institutrice. Elle est la "Madame de morale" dans l’école d’enseignement spécialisé "La Vallée" à Schaerbeek. A la demande des enfants de "La Vallée", mais aussi de l’Ecole 17 également située à Schaerbeek, elle a encadré et coordonné une démarche de compréhension du thème qui les préoccupait par dessus tout : la violence.
Les Editions Plon et le directeur de la collection des « Dictionnaires amoureux, Jean Caude Simoen ne pouvaient mieux choisir que Claude Hagège pour lui confier ce nouvel ouvrage d’une collection dont nous avons déjà évoqué plusieurs titres. Dans ce "dictionnaire amoureux des langues", Claude Hagège ne cache pas que pour lui « les langues sont l’univers ».
Arrêtez tout ! Lisez le livre de Corinne Cosseron et découvrez une nouvelle manière de voir le monde, vos proches, vos amis, votre voisin... La rigologie vous ouvre des fenêtres sur le bonheur de vivre. Et Corinne Cosseron est un personnage de rêve !!
Dans son dernier livre, il clame son attachement à la monarchie, persiste et signe…Mais il est journaliste et il sait communiquer ! Nous sommes loin du simplisme des magasines faits sur mesure : Patrick Weber ne néglige ni l’humour, ni la critique. Ainsi, être royaliste pour lui devient paradoxalement assez « révolutionnaire ». C’est avec une infinie élégance qu’il développe ses arguments en faveur de la monarchie, sans abandonner son regard journalistique.
« Lorsqu’on me demande quel est mon métier, j’aime à répondre : accoucheuse d’âmes. Je suis celle qui allume la lumière dans le bordel affectif de l’autre. Tant d’hommes aujourd’hui ne savent plus très bien comment se situer dans leurs relations amoureuses. Trop machos, trop virils ou trop sensibles, ils ont l’impression que les femmes ne seront de toute façon jamais contentes. Les hommes, lorsqu’ils sont acceptés pour ce qu’ils sont, font des compagnons de vie formidables. Alors cessons de les critiquer, nous les femmes, parce qu’ils ne sont pas comme nous le voudrions. Car, après tout, quelle femme voudrait d’un homme qui lui ressemble ? »
Ce "Ménage à trois", écrit par le correspondant du journal "Le Monde" à Londres, est à la fois une tragédie shakespearienne, une comédie de moeurs, une analyse politique des trois dernières décennies du Royaume Uni, mais surtout un tableau féroce de vérité montrant un mode de vie sclérosé par le paraître et le protocole.
Ce livre clair, lisible, limpide démontre combien l’éducation est essentielle dans sa dimension d’humanisation, de la naissance à la fin de l’adolescence. Plaidoyer pour une éducation de l’écoute et de la parole, mise en garde contre le retour aux méthodes éducatives de l’autorité et de la sanction (comme le projet de ramener à 12 ans l’âge auquel on peut condamner un enfant à l’emprisonnement carcéral !), ce livre est écrit avec le coeur d’une disciple de Françoise Dolto, mais aussi en se fondant sur une longue pratique clinique de l’auteure, Claude Halmos.
« Je suis en train d’écrire une pièce sur une femme qui danse nu-pieds dans le sang d’un homme qu’elle désirait et qu’elle a tué. » Oscar WILDE
Les entrées de ce dictionnaire ce sont des « promenades » faisant de ce dictionnaire un « Dictionnaire vagabond » dans lequel on se promène au gré des curiosités qui peuvent nous mener de la lettre A comme Acapulco et s’achever à Zorro…une entrée pas prévue, mais qui permet de rêver de justice... Dans cet article également, une invitation à signer la pétition pour sauver les droits sur les films de Pierre Etaix.
Dans ce livre exemplaire en matière de pédagogie et de clarté, Alain Duhamel essaie d’expliquer cette volonté d’omniprésence de Sarkozy, qui semble être partout à la fois, comme un jongleur chinois…
« Devenir soi nécessite un détour par les autres ». Si l’école est au centre de la réflexion sur l’école, c’est par le biais de son contenu (l’éducation) et de ses objectifs. Aux « fondamentaux » traditionnels (savoir lire, écrire, calculer) Jacquard ajoute : « savoir écouter, s’exprimer, questionner, en un mot écouter . »
« J’adopte a démarche d’un veilleur de nuit dans un jardin après la tempête…alors qu’une autre plus violente s’annonce » Amin Maalouf
Tendres portraits de Brel, Frédéric Dard...Férocité de celui de Simenon...
Le livre de Jean Ziegler est un modèle de démarche humaniste, une source inépuisable d’enseignement et un vivier de conscience.
Anne Nivat s’inscrit dans la lignée des grands reporters qui sont aussi écrivains. En lisant ses livres on songe à Albert Londres, Joseph Kessel…ou plus proche de nous, à son amie Ana Politovskaïa, assassinée lâchement pour ses témoignages sur la guerre de Tchétchénie.
Après l’Afghanistan et la Tchétchénie, Anne Nivat s’est rendue à Bagdad à deux reprises en 2007. Ce voyage faisait suite à un premier reportage qu’elle y avait effectué en 2004. Revêtue d’une abbaya noire, elle est allée à la rencontre d’hommes et de femmes à travers qui elle témoigne.
Dans le titre du dernier essai de Philippe Dutilleul, le ton ironique et décalé est donné. On reconnaît la « patte » du réalisateur de plusieurs numéros mémorables de « Strip-Tease » et, bien sûr, de cet OVNI télévisé que fut « Bye-Bye Belgium », un reportage de politique fiction dans lequel on assistait en direct à la fin de la Belgique. Dans le sous-titre, « Portrait à l’aigre doux d’un pays en décomposition », il y a comme un regret et une tristesse. C’est un peu à l’image de ce livre où, comme Eric-Emmanuel Schmitt qu’il interroge, Philippe Dutilleul parle d’une Belgique « à l’imparfait : le nom et l’adjectif… »
« la fin de le discrimination entre les sexes tente aussi objectivement de transformer toute la société, de ses fondements les plus intimes, (la sexualité) jusqu’aux plus institutionnels (la parité politique) ».
La publication du dernier livre du journaliste Pierre Péan, « Le monde selon K. », est l’occasion d’interroger cet enquêteur, dont aucun ouvrage ne laisse indifférent, sur le rôle du livre dans notre société d’hyper-information. Le fait qu’il ait choisi comme sujet de son enquête un des hommes politiques "icônes" de l’Hexagone donne à cette réflexion sur la médiatisation du pouvoir une dimension de fond, qui va au delà du "K" Kouchner.
J’ai rencontré Georges Lebouc à différentes reprises depuis qu’il a été mon invité dans l’émission « Entre les lignes ». Sa gouaille, sa verve, cette capacité qu’il a de captiver son auditoire par un joyeux babil, qui dissimule sous l’ironie et l’humour un humanisme attentif, m’enchantent à chacune de nos rencontres.
Voici un livre essentiel… La « petite philosophie » de Michel Lacroix n’a rien de « petit » ! Elle est formulée dans un langage agréable, compréhensible et accessible à tous lecteurs non professionnels de la terminologie philosophique. Cet essai se lit d’une traite et dans la jubilation ! Michel Lacroix est un pédagogue hors pair qui a l’art de rendre son lecteur aussi instruit que lui-même à chacune des phrases de chacun des chapitres de ce petit livre d’une limpidité cristalline.
La période de l’histoire racontée magistralement par Max Gallo débute avec le règne de ce nouveau Roi, Louis XVI et s’achève le 21 janvier 1793, avec sa mise à mort sous la lame de la guillotine.
Sur la couverture du dernier livre de Hélène Carrrère d’Encausse, le portrait d’un homme au regard mélancolique, en tenue d’apparat, regard gauche cadre. Il semble contempler des rêves inaccomplis…c’est ce que le lecteur doit se dire prenant le livre en main, avant d’en entreprendre la lecture et de franchir, sous la direction de la Secrétaire Perpétuelle de l’Académie Française, une de ces portes qui ouvre sur l’Histoire…
La vie de Mikhaïl Rudy entrelace la réalité et le romanesque. Peut-on être un artiste et russe sans être aussi un écrivain ou au moins un fou de littérature ? Un récit émouvant, un récit d’initiation, un livre qui entraîne le lecteur vers la lumière de la musique et de la littérature.
« De retour de voyage voici maintenant venu le moment de raconter… », c’est peut-être cette phrase qu’Erik Orsenna signe en quatrième de couverture de son dernier ouvrage qui définit le mieux à la fois son livre et sa démarche : celle d’un écrivain voyageur, qui veut comprendre et ne pas juger...
« Bien trop de femmes, dans bien trop de pays, parlent la même langue : le silence ! » (Anasua Sengupta)
Son nom est synonyme d’un mot auquel elle a donné ses lettres de noblesse :« féminisme ».
« L’inculture religieuse n’a jamais aidé à la compréhension mutuelle »
Le livre d’Isabelle AUBRY est à l’image de sa vie, déchirante, bouleversante qu’elle nous raconte dans ce récit. Il éveille l’indignation du lecteur devant la tragédie de l’inceste…
En prolongement de ce livre, si vous êtes intéressé par la thématique de l’inceste et l’action de l’AVI, vous trouverez ici toutes informations sur son prochain congrès.