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Marcia Hesse

Bruxelles | Théâtre | Atelier 210

Quanddu 6 November 2008 au 22 November 2008

Nombre de vote: 0
Novembre 2008
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Marcia Hesse


Sur une presqu'île secouée par la tempête,Georgia Hesse rassemble son clan pour fêter la Saint-Sylvestre.Mère, frères et soeurs, conjoints, neveux et nièces se télescopent dans une réunionen apparence anodine.

L'ordinaire semble suivre son cours ; on parle de lamoustache de Staline, du pain d'épice de Baudelaire, des poivrons frits deRimbaud. Un ton se détache pourtant dans cettepolyphonie. Marcia Hesse, la fille deGeorgia, va et vient en silence ; personne ne semble la voir. Elle est letrou noir de la pièce : un vide tangible qui attise les souvenirs et réveilleles blessures assoupies.

Avec beaucoup de pudeur et de tendresse,Fabrice Melquiot nous parle du voile fragile que chacun laisse flotter entre sadouleur et celle des autres. Entre réel et fantastique, Marcia Hesse se place au cœur de la tourmente des émotionsviolemment libérées.

Mise en scène :Georges Lini, assisté de Xavier Mailleux

Avec : Anne-Marie Cappeliez, voir cet artisteHélène Couvert,Emmanuel Dell'Erba, Jasmina Douieb, Pierre Hazaert, Thierry Janssen, MélissaLéon-Martin, voir cet artisteSophie Linsmaux, Jacqueline Nicolas, Luc Van Grunderbeek, AudreyVan Styvendael, Martine Willequet, …

Scénographie : Renata Gorka
Lumières : Alain Collet



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Il y a 12 avis sur "Marcia Hesse"


Katcheusevotre score 24 22/11/2008 - 17h41 (id :674)

Spectacle sympa pour une soirée diverstissement .
Une mise en scène qui n'est pas la meilleur de Georges lini mais qui reste quand même à la hauteur de son talent .
Thierry Janssen qui fait rire à chaques phrases .
Un humour un peu grincant . Mais qui ne rit pas dans les moments de gène ?
Si vous voulez vous divertir et rire un bon coups sans voir un spectacle hors de commun alors allez le voir .


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anacoluthevotre score 112 17/11/2008 - 19h45 (id :657)

Oups... J'ai fait dodo! Oui, je m'excuse, mais voilà pour ma décharge: très mal placée (pour ça, la salle du 210, ce n'est pas la meilleure du monde: devant moi à gauche, grand monsieur sans cheveux, devant moi à droite, petit monsieur avec coupe de cheveux 70's, ambiance Jackson's 5), très fatiguée (ça tout le monde s'en moque), et j'ai eu un mal fou à entrer dans la pièce. Du coup, je me suis éteinte tout le chapitre 4. Comme j'ai vu tout le reste, voici mes impressions: de chouettes acteurs (surtout les jeunes, et Thierry Janssens, et la mamie acariâtre... Bref je n'ai pas beaucoup aimé les deux soeurs blondes), une mise en scène efficace, intéressante et génératrice d'émotion, une scénographie à l'image de la mise en scène, costumes idem, une thématique à l'avenant. Donc a priori très chouette, à part la présence du fantôme (un peu trop jolie, un peu trop lisse, un peu too much, et puis c'est un fantôme, en plus!) et le monologue final, qui fait splotch (mais ce n'est peut-être pas la faute de l'actrice) au sens propre et figuré. Ceci dit Georges Lini est merveilleux. 

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dodovotre score 95 17/11/2008 - 09h41 (id :654)

très bon spectacle, j'ai beaucoup aimé.
Ce n'est pas une comédie et pourtant on rit.
On se trouve devant un malheur : une jeune fille est morte.
L'auteur analyse alors les relations humaines au sein d'une famille : le manque de communication, la difficulté de dire.
Tout le monde souffre mais éprouve d'immenses difficultés à exprimer sa douleur. J'ai aimé le décor, la mise en scène, le jeu des comédiens, dommage que la fin soit terne.

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Sophie J.votre score 14 14/11/2008 - 16h59 (id :642)

J'ai beaucoup aimé ce spectacle mais il manquait qch... Je ne sais pas quoi, juste cette petite étincelle qui l'aurait rendu superbe! (peut-être pcq il s'agissait de la première...?)
La mise en scène est vmt très belle! Ce qui a retenu fort mon attention, ce sont les sorties (sur les chaises), les scènes dans lesquelles les comédiens jouaient l'un à côté de l'autre, en ligne, face public, et le fantôme de Marcia, qui se déplace parmi les invités, invisible...
Les lumières également!! Ces contrastes, cette lumière blanche dans les "arrêts", le fond représentant la tempête qui souffle au dehors...
Bons comédiens sur le plateau!

Cependant, déçue par la fin...

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Imbassai 13/11/2008 - 22h08 (id :636)

Ce texte est compliqué à lire mais heureusement plus facile à entendre. Cela tient certainement de la technique de jeu de la comédie et il n'en est presque rien. Le texte n'a que peu d'importance face au sous-texte, aux non-dits que chacun prend comme il le veut avec le niveau de lecture qui lui convient. Ca ping-pongue de partout, ça va vite, très vite.Mais là où je crache dans la soupe, ça n'est pas sur cette formidable équipe (Hé hé, j'en fais partie)c'est qu'une fois de plus on parle de tous les acteurs de l'ombre ou pas....Sauf bien sûr de la lumière! Sait-on seulement que c'est un métier? Que des gens sont passionnés par ça et y passent des nuits entières...Vous croyez que les projos sont là, pendus et qu'il suffit de les orienter plus ou moins à gauche ou à droite et que la couleur on s'en fout et qu'après le gars ou la fille à la console fera selon l'humeur.
les décors sont souvent beaux au théâtre mais venez les voir quand les Néons sont allumés en journée avant l'arrivée de l'éclairagiste et demandez aux comédiens le partenaire que leur offre la lumière quand ils la découvrent quelques jours plus tard et peuvent jouer avec...Vous verrez! Bon c'est pas toujours gagné mais ceux qui en font vraiment leur métier travaillent en "Parité" avec les scénographes et metteurs en scènes et si les spectateurs n'en sont pas conscients...Souvent les journalistes non plus ! Ou alors ils s'en foutent....?

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Michel S.votre score 6 13/11/2008 - 00h37 (id :635)

J'ai pour ma part été déçu. Déçu par le texte surtout, je ne vois pas trop l'enjeu, je n'ai pas été touché, j'ai trouvé les personnages assez plats.
La mise en scène est bien mais je commence à avoir une petite sensation de déjà vu quant au procédés utilisés..., les comédiens sont très biens mais encore une fois ils font ce qu'ils font souvent...

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Djalivotre score 36 13/11/2008 - 00h20 (id :634)

J'ai beaucoup apprécié cette pièce, particulièrement touchée par le thème abordé. La mise en scène n'allourdit pas le texte, au contraire. J'avais peur d'un effet "brouillon" avec 13 comédiens sur le plateau, et cela passe vraiment bien. Le face public est intelligent, les comédiens justes. Belle découverte.

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alain100wvotre score 1 09/11/2008 - 19h24 (id :621)

Tout simplement superbe, faire jouer 13 comédiens(treize) sur une surface n'excedant pas 12 metres carré, chapeau! tout est calculé le moindre mouvement, la lumiere, tous. interprètation formidable pour traiter d'un suget qui l'es beaucoup moins.
J'ai passé une bonne soirée

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Izavotre score 6 07/11/2008 - 23h06 (id :607)

Je ne connaissais pas l’atelier 210, ce fût donc une découverte et une belle découverte. L’affiche me parlait et je suis allée voir Marcia Hesse sans à-priori, à l’aveuglette. J’avoue que vu l’affiche et le nom de la pièce, je m’attendais à voir un monologue… je ne vous raconte pas ma surprise quant au début de la pièce, je me suis mise à compter.. .un, deux, trois, quatre… bref TREIZE personnages dans une maison reculée !!! Serait-ce un remake des dix petits nègres ? l’ambiance sera-t-elle lourde ?
Et bien, non. Quel ne fût pas mon étonnement, quand je me suis mise à rire de ces scènes de familles un peu (trop) réaliste, avec Tatie Danielle le retour.
Et personnellement, j’ai bien aimé la mise en scène minimaliste.
Félicitations


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Alaïcevotre score 7 07/11/2008 - 20h04 (id :605)

De grands noms : un texte de Melquiot, une mise en scène de Lini, les acteurs habitués du Zut... Le tout pour traiter de la thématique du deuil dans une famille où, comme dans toutes les familles, quoi qu'on en dise, persistent des non-dits. Un cousin qui préfère se voiler la face, des cousines perdues face à cette disparition de la "meilleure" de la famille, une mère triste mais qui garde la tête droite, même si plus rien dans sa vie ne l'est, une grand-mère qui joue la vieille folle pour pouvoir encore évoquer sa défunte petite-fille...Qu'on ne doit pas évoquer car il faut oublier ! Des personnages stéréotypés et une mise en scène un peu trop lisse pour ce texte qui permet pourtant une si grande ouverture, dommage. Vient s'ajouter à cette platitude la présence de l'actrice Marcia qui plombe encore plus l'ambiance déjà bien lourde de cette soirée, comme si le spectateur n'avait pas compris qu'elle était toujours dans les esprits ! Et une bonne douche à la fin pour se rafraichir les idées après une conclusion un tant soit peu niaise ! Preuve qu'il n'est pas facile d'ETRE autant sur scène, ça déforce la présence des uns et des autres. Belle prestation toutefois, belle énergie.

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Fandelini 07/11/2008 - 15h58 (id :604)

Nouveau défi pour Georges Lini (qui joue en même temps dans Ladies Night) : mettre en scène 13 comédiens sur un plateau qu'il ne connaissait pas encore puisque, faut-il le rappeler, le ZUT se retrouve à l'Atelier 210.  Encore une fois, Lini s'est fait assister par le talentueux Xavier Mailleux et c'est une réussite.  Oui, vous rirez, vous rirez beaucoup.  C'est comique et ça grince de toutes parts.   Si on ne situe pas bien d'emblée tous les personnages par rapport à Marcia, c'est que l'écriture laisse quelques gros blancs, mais ce n'est pas grave.  Le personnage que je préfère est celui de la grand mère Yvonne, brillament interprété par Jacqueline Nicolas, elle qui m'avait déjà tant fait rire dans LES BELLES SOEURS de Richard Tremblay et dans UNE SOEUR DE TROP de Sophie Landresse, l'an dernier aux Riches Claires. Quel talent !  Heureusement qu'il y a encore des metteurs en scène qui se souviennent qu'elle existe...  Allez-y, les 12 autres ne sont pas mal non plus et vous passerez encore une bonne soirée.

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pompidoursvotre score 30 07/11/2008 - 08h26 (id :602)

Ne vous fiez pas au résumé de la pièce! Je m'attendais à une pièce triste et non, j'ai ri et beaucoup ri. Le ton est juste, les comédiens excellents, la mise en scène est intelligente. La défunte Marcia toujours présente, belle et silencieuse  observe sa famille fêtant à la fois la nouvelle année et l'anniversaire de sa mort. Tous les caractères sont là : la vieille grand-mère égoïste, la tante trop gentille, l'oncle homosexuel, le frère cynique, la cohorte de cousines fragiles, etc...vous y retrouverez des membres de votre famille. Finalement ils sont là, et avec eux on passe du rire à l'émotion. J'ai adoré!    

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Une Communion douloureuse et salutaire

Peut-on partager un deuil ? C’est une des questions que pose Frédéric Melquiot dans cette pièce. Hantés par le spectre de Marcia, morte il y a un an, les membres d’une famille tentent de se rassembler. Ils ne se fuient pas, mais chacun dresse un rempart entre sa douleur et celle des autres. Sans influencer notre jugement, l’auteur nous plonge dans le désordre des émotions et fait émerger la vérité des personnages, sous les propos anodins ou les silences.

Pendant que les spectateurs s’installent, les comédiens disposent, à l’avant-scène, une vaisselle abondante. Le repas qui se prépare est le réveillon de la Saint-Sylvestre, qui réunit traditionnellement la tribu. La bonne humeur est de rigueur. On parle des intempéries, de la cuisson des praires, de la qualité du vin, des cancers d’Hiroshima, du pain d’épice de Baudelaire. On se lance des piques, on se moque gentiment des bulles de savon qui passionnent Jonas. Cette ambiance détendue ne masquera pas longtemps les émotions mal maîtrisées. En évoquant le pull, qu’elle avait tricoté pour sa petite-fille Marcia, Yvonne jette un froid. Sa fille Georgia a beau tenter de dissiper le malaise, l’absente sera de plus en plus présente.

Pour les spectateurs qui voient onduler le fantôme de la jeune morte. Et pour les personnages qui sentent qu’un gouffre se creuse inexorablement entre les mots et les pensées. Tournant autour du tabou de la soirée, ils révèlent des personnalités contrastées. Fidèles aux retrouvailles familiales, tante Angèle et son mari voudraient que le dîner n’attise pas les souvenirs, ne pousse pas aux confidences. Scotchée à son fauteuil, la grand-mère s’enferme dans ses jérémiades égoïstes. Elle est "déjà morte" et se montre incapable de s’intéresser à la vie sentimentale de son fils Franck. A quarante ans, celui-ci se libère d’un secret et espère prendre enfin son envol. La mort de Marcia a brisé son frère Jérôme. Inconsolable, il se détache de sa fiancée Juliette et se réfugie dans l’agressivité et le cynisme. Mère triste, qui veut garder la tête droite, Georgia tient à dévoiler le journal intime de sa fille, comme pour exorciser sa disparition. Henri Reverdy (nom symbolique), son compagnon, respire la bonté, mais ne peut s’empêcher d’exploser, tant la tension est grande. Les cousines et amies manquent de netteté. Déboussolées, elles ont l’impression que "la meilleure" est cachée derrière chacun des mots qu’elles échangent. Tous ces personnages sont incarnés avec justesse, par des comédiens qui forment une distribution homogène.

Truffée de répliques drôles, lancées principalement par Franck et sa mère, cette pièce séduit par sa subtilité et son élégante pudeur. Deux bémols cependant : les navires fantômes du journal intime et le monologue final de Marcia ne parviennent pas à nous émouvoir. Par une direction d’acteurs rigoureuse, des éclairages efficaces et une exploitation précise du double plateau, Georges Lini a réussi à distiller clairement les nombreuses séquences de ce réveillon et à mêler souplement réel et fantastique. L’orage gronde, le vent souffle, les vagues se fracassent contre les rochers et le souvenir de Marcia Hesse grince dans tous les esprits...

Jean Campion



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