Bandes dessinées
Edmond Morrel rencontre les auteurs de bandes dessinées. Il demande aux scénaristes et aux dessinateurs de raconter leur travail, de nous faire entrer dans leur atelier, de nous dire leurs secrets de fabrication, leur technique, leur savoir-faire.
"Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. En cet été 1914, lorsque l’instituteur est appelé comme tant d’autres sous les drapeaux, personne n’imagine que c’est pour très longtemps."
A l’occasion de la sortie du 16ème (!!!) album du "Petit Spirou" nous avons rencontré le scénariste Tome et évoqué avec lui l’univers d’une série culte.
Un nouvel album et une exposition Juillard à la Galerie Champaka (Bruxelles) : by jove ! voici de quoi réjouir les amateurs de ligne claire et de "vraies" aventures typiquement British.
L’esthétique soufflante des dessins, la puissance du récit, le franchissement des frontières entre onirisme et réel, l’humanité des personnages et l’efficacité autant que l’inventivité de la narration inscrivent d’emblée ces deux volumes parmi les grands classiques du neuvième art. Un classique étant une oeuvre qu’on ne se lasse pas de lire et relire.
Nous avons rencontré le dessinateur de Largo à l’occasion de la sortie du 18 ème tome des aventures de Largo Winch.
L’inspiration flamboyante de Munuera participe à l’envoûtement dans lequel nous plonge cet album co-signé avec Jean Dufaux.
Nous avons rencontré Manu Larcenet à l’occasion de la publication du troisième volume de "BLAST"
Comme les autres ouvrages de Pascal Lemaître, cet album au graphisme épuré et rougeoyant, fait le bonheur des enfants et des adultes, qu’ils le découvrent seuls ou en compagnie l’un de l’autre aux portes de l’Enfer...
Avec "Pigalle 62.27", Loustal (en complicité avec Götting au scénario) nous donne un roman graphique siménonnien : dans les années cinquante, un jeune provincial monte à Paris pour venger le suicide de son père. Les mailles des escrocs de Pigalle se referment sur lui.
Avec "Ric Remix", l’album, et "Planches mémorables", l’exposition qui se tient au BIP à Bruxelles, jusqu’au 14 octobre 2012, il revisite une bande dessinée qui fut sa première lecture d’enfant : les mythiques aventures de Ric Hochet.
Dans ce roman graphique au coeur exact des ténèbres de la plus terrible catastrophe minière en Belgique, Sergio Salma raconte en noir et blanc la tragédie du Bois du Cazier.
A lire et relire l’album, on est saisi à chacune des images, de la complicité esthétique qui s’est nouée entre le destin de ces personnages et la sensibilité graphique de Sandrine Revel. Par une ligne claire d’une expressivité stupéfiante, accentuée encore par le "sombre-obscur" qui étreint chacun des décors (la salle de cinéma, l’école, l’appartement des parents, la rue - Sandrine Revel approche au plus près de l’oppression éclairée par l’innocence désemparée des fantaisies inaccessibles de l’enfance et de la poésie. Ecoutez Marzena Sowa et Sandrine Revel au micro d’Edmond Morrel.
Une des fonctions du romanesque, quelle que soit la forme dans laquelle il se décline -romans, nouvelles, bennes dessinées- réside dans l’irremplaçable pouvoir d’évocation qu’il engendre chez le lecteur. La série "India Dreams" est particulièrement exemplaire à cet égard, comme d’ailleurs les autres séries des Charles (notamment le vertigineux "Africa Dreams").
Il est des romans graphiques dans lesquels le lecteur s’immerge dans l’émerveillement que lui inspirent à la fois le dessin et l’histoire qu’il illustre.
D’album en album Christian De Metter nous ouvre les univers du thriller en les adaptant au format du roman graphique. Il réussit chaque fois à inventer une lecture originale et fidèle des oeuvres dont il débusque l’essentiel, par le dessin, la couleur, les lumières et les décors.
"Bis repetita placent" : les Editions Dupuis publient la traduction en Brusseleire de "Spirou, le journal d’un ingénu". Nous avons rencontré Georges Lebouc qui, en binôme avec Dominique Dognie en a assuré la traduction. A lire, à voix haute, toutes affaires cessantes !
Rien de tel que de réaliser un rêve pour surmonter la crise du milieu de vie au masculin : Frank Margerin explore avec son scénariste Marc Cuadrado les affres de la cinquantaine...version Harley.
Un récit émouvant qui nous dit avec le coeur et le sourire d’une grande dame la nécessité de l’engagement.
Avec Soraïa, nous retrouvons le regard humaniste et l’engagement de cet auteur qui utilise la bande dessinée pour nous sensibiliser aux réalités du monde. Peut-être les composantes du neuvième art, dessin et narration, sont-elles un des moyens les plus percutants de dénoncer des réalités comme celles des "petites bonnes" ou de l’adhésion aux intégrismes. De Heyn nous en fait une émouvante démonstration.
La bande dessinée est une machine à voyager dans la vie et l’oeuvre de grandes figures de l’art contemporain. Xavier Coste en fait la démonstration avec cette biographie d’Egon Schiele.
Artiste humaniste, Marvano interroge autant la science-fiction que l’histoire pour débusquer ce qui fait si souvent et si régulièrement déraper les sociétés humaines vers l’intolérance et la barbarie.
Venue de l’animation, Audrey Spiry publie chez Casterman son premier roman graphique. « En silence » réunit pour une journée de canyoning acrobatique une famille, un couple et un animateur sportif.
Dans cette biographie décalée, les talents de David Vandermeulen au scénario et de Daniel Casanave au dessin se conjuguent pour raconter (en deux tomes) la biographie de deux figures majeures de la littérature anglaise.
"Cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s’est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... SEULS !"
L’oeuvre de Gabrielle Piquet s’inscrit on ne peut plus àç propos dans la collection "Ecritures" de Casterman. Avec "Arnold et Rose", la scénariste et dessinatrice nous propose un roman graphique dont un des thèmes est la soumission à l’autorité.
Après "Comme sur des roulettes", Schumi revient plus en forme que jamais sur sa chaise roulante et nous démontre que celles et ceux qu’on appelle des "handicapés" sont tout simplement des personnes extra-ordinaires !
Enfin ! Au terme de péripéties juridiques qui ont abouti à l’insert d’un "Droit de réponse et quelques questions" encarté dans l’album, l’aventure picaresque de Jijé, Morris et Franquin en Amérique nous est accessible et constitue un pur ravissement.
Grâce à l’efficacité du scénario et du découpage, à la force glacée du trait, à la lumière glauque des couleurs, nous sommes littéralement hypnotisés par l’atmosphère de peur, de complot, de méfiance qui pèse sur tous les protagonistes de ces "funérailles" qui auront aussi fait d’absurdes victimes lorsque l’armée ouvrira le feu sur des civils venus assister aux cérémonies d’aider au "Petit Père des Peuples".
"(...) ses noir et blanc traversent les saisons, dépeignent des arbres dénudés, des parapluies penchés vers des pavés mouillés, des robes légères, des ciels ombragés, des nuits d’hiver." (Extrait de la préface de Valérie Constant à propos de Jean-Claude Götting)
Comme toujours avec Schuiten, l’émotion prévaut sur l’invention des mondes futuristes qu’il nous donne à voir, l’humain reste la mesure des univers imaginaires.
Ce dernier album des « Carnets d’Orient » s’ouvre avec une phrase de Camus qui définit avec une clarté lumineuse ce que peut être le travail de l’artiste, du romancier, de l’écrivain, de l’auteur de bande dessinée : « Comprendre le monde pour un homme c’est le réduire à l’humain ».
Un roman graphique sidérant explore un fait-divers sanglant : les assassinats en série commis par Fritz Haarmann un fripier qui faisait commerce de chair humaine et dont par hasard on a découvert les agissements en 1924 à Hanovre.
Romeo et Juliette revu par Bilal dans un album post apocalyptique, c’est une des lectures que nous offre le dernier opus paru chez Casterman : "Julia & Roem".
Clarke se laisse guider par le postulat d’une vie autonome de ses personnages et de leur conscience de n’être que des individus imaginaires, pour nous emmener dans un thriller aussi heureusement inspiré par le scénario que par le dessin.
Zombillenium est une fable dont l’action se déroule dans les entrailles d’un parc d’attraction pas comme les autres...géré par des monstres, n’est-il pas le miroir des villes et villages "humains" qui l’entourent ?
On connaît de Vadot les redoutables dessins qu’il signe dans la presse hebdomadaire ou quotidienne. Il ne faudrait pas que cette partie de son travail escamote l’autre versant de l’oeuvre dont il nous est donné aujourd’hui de lire un quatrième album, "Maudit Mardi".
Au terme d’une journée de visite dans la ville de Bruges, Ferry raconte à Edmond Morrel le travail (le bonheur) de raconter la "Venise du Nord"...Il ajoute, tout sourire, "c’est Venise qu’on devrait appeler la Bruges du Sud".
L’album signé Philippe Charlot, au scénario, et Alexis Chabert, au dessin, porte le nom de la célèbre rue qui longe le Vieux carré français de La Nouvelle-Orléans : Bourbon Street. Un enchantement !
Avec "Les longues traversées", Christian Cailleaux et Bernard Giraudeau nous invitent à partager leurs partances vers des horizons rêvés et vers des histoires du passé.
Dans cette rencontre avec Max Cabanes et Doug Headline (Jean Manchette le fils de Jean-Patrick Manchette), l’occasion nous est donnée d’interroger les auteurs de ce prodigieux récit en deux volumes sur leur travail d’adaptation du dernier roman, laissé inachevé, de l’écrivain majeur que fut Jean-Patrick Manchette.
Ils sont de retour les garnements de Roba ! Respectivement au dessin et au scénario, Jean-Marc Krings et Zidrou donnent une nouvelle vie à la Ribambelle. La magie fonctionne à merveille. L’enchantement et l’humour sont fidèles au rendez-vous. Ne boudez pas le bonheur de la nostalgie : elle est roborative !
"La douceur de l’enfer", premier volet d’un diptyque consacré à "la guerre oubliée", celle qui opposa, entre les deux Corée, les idéologies qui partageaient le monde dans les années cinquante.
Raconteur d’histoires, ancré dans l’entre-deux guerres qu’il explore à travers l’épopée de la compétition automobile, Marvano nous donne à voir l’Histoire...
Avec la collection "Rivages/Casterman/Noir", les auteurs américains figurant au catalogue de Rivages trouvent un nouveau souffle. "Un hiver de glace" en fait une nouvelle démonstration, éclatante, sous la plume de Romain Renard.
Chaque rencontre avec Christian De Metter nous donne l’occasion de redire l’importance de la collection Rivages/Casterman/Noir.
Les Editions Dupuis publient "Alter Ego", la première "série BD" construite sur le rythme haletant des séries TV. Elle se démultiplie en autant d’albums que de personnages. Cette saga née de l’imagination et de la complicité artistique et ô combien stimulante de Pierre-Paul Renders (créateur de la série et scénariste), Denis Lapière (scénariste), Mathieu Reynès (Direction artistique) et Benjamin Bénéteau (décors) se lit d’une traite, album par album...et on en redemande !!!
La collection Rivages/Casterman/Noir ne cesse de nos surprendre en nous permettant de revisiter les oeuvres du catalogue de Rivages, dont l’adaptation est confiée à des scénaristes/dessinateurs de bande dessinée.
A l’occasion de la sortie du premier album d’une nouvelle et innovante maison d’édition, nous avons rencontré le créateur inspiré de cette maison d’édition financée ... par les futurs lecteurs des oeuvres.
Le scénariste Thierry Bellefroid et le dessinateur Joe G. Pinelli signent ici un album bouleversant, construit à partir d’épisodes de la vie de Heinz von Furlau, un peintre allemand qu’ils ont imaginé contemporain de la génération de Otto Dix, de Derain, de Léger... Une plongée dans l’enchevêtrement des grands mouvements de l’art pictural du début du siècle, mais surtout des bouleversements de la première guerre mondiale.
Consacré à l’année 1915, celle où l’état-major allemand décide d’utiliser l’arme chimique dans les tranchées de l’Yser (on appellera plus tard cette arme terrifiante le "gaz ypérite"), le troisième volume de cette biographie permet au style narratif et graphique de Vandermeulen d’atteindre une sorte de point culminant en ce 22 avril 1915 lorsque « le lourd nuage vert et jaune s’élève et poussée par les vents, file lentement dans la direction des positions françaises, innocentes du futur qui les attend ».
Toujours aussi attachant, espiègle et déroutant le "petit" Spirou, de case en case, bavarde, s’insurge, s’indigne, rougit, rit, se moque...un garnement qui enchante autant à ce quinzième numéro qu’aux précédents.
Enfin ! "La porte d’Orphée" nous donne à vivre les dernières aventures (à ce jour) de Blake et Mortimer. Au scénario : Jean Van Hamme. Au dessin:Antoine Aubin. Aux décors et encrage : Etienne Schreder. Tous les talents sont réunis pour faire revivre à nouveau l’"opéra de papier" du créateur de la série, E.P. Jacobs.
Une manière d’entrer dans l’univers du dernier album de Jacques Tardi : son interview et celle de Sébastien Gnaedig, directeur éditorial de la mythique "Futuropolis".
Voici un album d’une beauté époustouflante. Chaque case est un tableau dont la beauté plastique vient sans doute en partie du point de vue choisi pour raconter l’histoire : celui d’un aigle, né dans la vallée perdue, qu’il survole et dont il observe envahissement par des prospecteurs sans scrupules.
Si vous ne lisez qu’une seule bande dessinée cette année, lisez celle-ci. Jean Pierre Gibrat scénariste et dessinateur fait merveille en nous entraînant dans le sillage de son personnage de Matteo, pacifiste et anarchiste, entraîné par amour dans les tourmentes de la première guerre mondiale (Tome I) et de la Révolution Russe (Tome II).
Une nouvelle série chez Dupuis débute sur les chapeaux de roue à Bruxelles dans une adaptation de l’affaire Haemers (devenu Patrice Hellers) scénarisée par Alcante et dessinée par Dupré.
Vehlmann au scénario et Yoann au dessin font merveille(s) pour re-créer la magie des aventures de Spirou, Fantasio et Spip. "Alerte aux Zorkons" est un enchantement qui semble renouer le fil avec tous ceux qui se sont attelés à perpétuer les aventures du groom et de ses compagnons.
Dans un album tendre et actuel, Durieux et Gibrat nous racontent la suite des mésaventures quotidiennes de ces « gens honnêtes », qui donnent leur titre à ce dyptique.
Midam, alias Michel Ledent nous a reçu dans la structure d’édition, de création et de droits dérivés qu’il a créée à Lasne avec Araceli Cancino et Dimitri Kennes. On sait que les initiales des trois complices composent l’acronyme de cette MAD Fabrik,qui se consacre à développer l’univers de Kid Paddle et de ses dérivés, y compris l’avatar dont "Walking Blork" est le cinquième recueil d’aventures, ou plutôt de mésaventures.
Bonheur de lire une bande dessinée œuvre de la complicité ironique et tendre entre dix scénaristes et le dessinateur Krassinsky.
Dans ce premier tome d’une trilogie à venir, Merwan et Vivès se livrent à une exploration passionnante de l’ambition d’un "Empire" qui veut étendre son espace jusqu’aux limites de l’inconnu. Une métaphore extraordinaire de l’Histoire... Le neuvième art, si besoin en était, démontre ici une nouvelle fois sa force d’évocation des grands thèmes de l’humanité. Une oeuvre graphique époustouflante : le dessin et les couleurs sont travaillés par des orfèvres.
Nous avons fait une visite guidée de l’exposition, commentée par son commissaire, Jean Claude Delaroyère L’occasion aussi d’en savoir davantage sur le métier de "conservateur" et sur la carrière de notre hôte...
Julie Maroh est une toute jeune auteure de bande dessinée. Son premier album publié chez Glénat est une révélation.Dès son premier roman graphique Julie Maroh montre une extraordinaire maîtrise de la narration sur un sujet pourtant éminemment sensible et difficile à traiter:l’amour homosexuel entre deux adolescentes. Elle happe son lecteur et l’entraîne à sa suite, évite tous les écueils, déploie toute la force du découpage qui va à l’essentiel, sans lourdeur, sans clichés.
Renaud De Heyn a réussi une magistrale lecture d’un des premiers romans de Joseph Conrad, "Le nègre du Narcisse". L’album "Vent debout" qu’il publie chez Casterman est une galerie d’art, une aventure ébouriffante, une croisière dans le temps à bord d’un clipper traversant les océans sous des ciels alternant des tempêtes rugissantes et des calmes lumineux.
Jean-Claude Carrière et Bernard Yslaire nous racontent leur rencontre, leur méthode de travail, leur bonheur aussi à oeuvrer ensemble sur un sujet comme celui-là, en utilisant les multiples richesses de la bande dessinée. Mais cet album est-il vraiment de la bande dessinée. Comme le disait Carrière à Yslaire, ce livre ne ressemble à nul autre.
Il est tellement présent dans cette version bruxelloise du dernier "Spirou" que le lecteur croit lire son nom sur la couverture de l’album...Georges Lebouc nous offre une version roborative et gouailleuse du "Groom vert-de-gris".
Avec François Bourgeon, la magie de la fiction enveloppe le lecteur, l’hypnotise dans une sorte de machine à remonter le temps.
Cet album représente l’aboutissement de toute beauté du projet que Raoul Servais avait initié il y a trente ans : un long métrage d’animation racontant le destin tragique de la ville de Taxandria. Ce film a été terminé, il n’a jamais été vraiment achevé. François Schuiten y avait été associé en 1987. C’est à partir du travail qu’il a accompli alors et avec la complicité de Benoît Peeters qu’il a décidé de mener à son terme l’histoire de Taxandria. Et cela donne un des plus beaux albums de la série des Cités Obscurs. Un des plus émouvants. Parce qu’il parle de la mémoire, de la transmission, de l’abolition du temps tels que les ressent un enfant qui refuse de se soumettre... C’est cela peut-être, pour Raoul Servais, Benoît Peeters et François Schuiten, la définition de l’artiste : un enfant qui refuse de se soumettre ?
Trois albums de François Boucq qu’il évoque dans une interview "master class" : "L’irrésistible besoin d’exister" (Fluide Glacial), "Bouncer" (Humanoïdes Associés) et "Le Janitor, Les revenants de Porto Cervo" (Dargaud)
Une rencontre attachante avec un artiste qui partage avec sensibilité les mondes qu’il crée en deux dimensions, mais ce sont deux dimensions qu’il multiplie à l’infini…comme tous les vrais artistes.
La rencontre avec Jacques de Loustal : une « master class » de ce grand auteur du neuvième art.
Dans cette rencontre , le dessinateur de la série "Amours fragiles", Jean-Michel Beuriot répond à la curiosité d’Edmond Morrel sur des questions liées au travail du dessin dans la construction de l’univers des personnages, dans les détails de leur quotidien.
"Vent printanier" est le nom de code anodin que les nazis ont donné à l’opération qu’ils mettent en oeuvre, à Paris et dans les grandes villes de France, le 16 juillet 1942 : la rafle des Juifs destinés à être envoyer dans les camps...
Qui ne connaît Vadot ? Illustrateur de presse, il œuvre chaque semaine dans le Vif l’Express à nous dire sa vision de l’actualité dans un dessin fouillé, élaboré, grinçant et ironique mais toujours d’une vertigineuse évidence. Il est aussi un auteur d’albums de bande dessinée. Avec "neuf mois", il nous donne son premier opus dont il est à la fois scénariste et dessinateur.
Dans cette rencontre avec le dessinateur de "Livraison Express", vous entendrez la génèse d’une complicité jubilatoire entre un scénariste, un dessinateur, un éditeur et un coloriste...Et puis, un scoop...le retour d’une BD mythique dont nous parle Jean-Marc Krings...et qui est annoncée pour l’année prochaine.
C’est toujours un vrai bonheur de retrouver Yann de Kermeur et tous les protagonistes imaginés par Patrice Pellerin parce que il pemet au lecteur de réaliser le rêve absolu : voyager dans le temps. Et ce rêve se transforme ici en une réalité de couleurs, de sons, de mouvements, de décors, de paysages…on serait tenté de dire aussi d’odeurs, de parfums et bien sûr d’émotions fortes !
Chan-Ok, en Coréen, peut se traduire par "Perles du Ciel", mais c’est aussi le prénom d’origine d’Hélène Charbonnier qui dirige ce label sous l’ombrelle des Editions Flammarion. Laissez votre curiosité vous guider vers ces albums dont les titres sont déjà comme les matins des jours heureux : "Conte du Soleil et de la Lune", "Le tigre aux sourcils blancs", "Le chant du ruisseau"...Edmond Morrel a rencontré cette éditrice, personne hors du commun, à l’accent chantant du sud de la France (elle a été adoptée à l’âge d’une an) et l’auteure du dernier album paru, Kim Sejung qui signe et dessine un très beau conte : "Deux Soeurs"
Une bande dessinée dans la collection "Ecritures" de Casterman offre toujours de multiples pistes de lecture et des émotions inattendues. "Mâle de mer" est autant une bande dessinée qu’un poème mis en image, ou une rêverie capturée par le dessin ou la photographie. Dans cette belle méditation sur l’amour filial, sur le deuil et sur la générosité des coeurs simples, Guillaume Sorel et Laetitia Villemin nous invitent à nous arrêter le temps de les lire, au bord de la mer, là où les rêves deviennent des possibles. Un très bel album, d’émotion vraie.
Cet album augure bien du Festival d’Angoulême dont la Flandre est cette année l’invitée d’honneur.
Dans cet album, le deuxième qu’il signe avec Chabane, Roger Knobelspiess nous raconte "son" Mesrine dans tout ce qu’il avait de complexe, de généreux aussi.
Le comédien, réalisateur, scénariste Vincent Perez nous livre ici les détours de l’imaginaire qui le conduisent à évoquer le deuil, l’enfance, la magie… Il nous dévoile aussi un scoop concernant le prochain volume de la série qui portera le titre de « Viva la muerte » et se déroulera au pays de Don Quichotte...Cet album est un enchantement.
Premier tome d’un travail magistral mené par Philippe Richelle au scénario et Pierre Wachs au dessin. Ce récit aborde une des périodes les plus sombres de l’histoire contemporaine européenne : l’Occupation.