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Renaud De Heyn a réussi une magistrale lecture d’un des premiers romans de Joseph Conrad, "Le nègre du Narcisse". L’album "Vent debout" qu’il publie chez Casterman est une galerie d’art, une aventure ébouriffante, une croisière dans le temps à bord d’un clipper traversant les océans sous des ciels alternant des tempêtes rugissantes et des calmes lumineux.
Jean-Claude Carrière et Bernard Yslaire nous racontent leur rencontre, leur méthode de travail, leur bonheur aussi à oeuvrer ensemble sur un sujet comme celui-là, en utilisant les multiples richesses de la bande dessinée. Mais cet album est-il vraiment de la bande dessinée. Comme le disait Carrière à Yslaire, ce livre ne ressemble à nul autre.
Il est tellement présent dans cette version bruxelloise du dernier "Spirou" que le lecteur croit lire son nom sur la couverture de l’album...Georges Lebouc nous offre une version roborative et gouailleuse du "Groom vert-de-gris".
Avec François Bourgeon, la magie de la fiction enveloppe le lecteur, l’hypnotise dans une sorte de machine à remonter le temps.
Cet album représente l’aboutissement de toute beauté du projet que Raoul Servais avait initié il y a trente ans : un long métrage d’animation racontant le destin tragique de la ville de Taxandria. Ce film a été terminé, il n’a jamais été vraiment achevé. François Schuiten y avait été associé en 1987. C’est à partir du travail qu’il a accompli alors et avec la complicité de Benoît Peeters qu’il a décidé de mener à son terme l’histoire de Taxandria. Et cela donne un des plus beaux albums de la série des Cités Obscurs. Un des plus émouvants. Parce qu’il parle de la mémoire, de la transmission, de l’abolition du temps tels que les ressent un enfant qui refuse de se soumettre... C’est cela peut-être, pour Raoul Servais, Benoît Peeters et François Schuiten, la définition de l’artiste : un enfant qui refuse de se soumettre ?
Trois albums de François Boucq qu’il évoque dans une interview "master class" : "L’irrésistible besoin d’exister" (Fluide Glacial), "Bouncer" (Humanoïdes Associés) et "Le Janitor, Les revenants de Porto Cervo" (Dargaud)
Une rencontre attachante avec un artiste qui partage avec sensibilité les mondes qu’il crée en deux dimensions, mais ce sont deux dimensions qu’il multiplie à l’infini…comme tous les vrais artistes.
La rencontre avec Jacques de Loustal : une « master class » de ce grand auteur du neuvième art.
Dans cette rencontre , le dessinateur de la série "Amours fragiles", Jean-Michel Beuriot répond à la curiosité d’Edmond Morrel sur des questions liées au travail du dessin dans la construction de l’univers des personnages, dans les détails de leur quotidien.
"Vent printanier" est le nom de code anodin que les nazis ont donné à l’opération qu’ils mettent en oeuvre, à Paris et dans les grandes villes de France, le 16 juillet 1942 : la rafle des Juifs destinés à être envoyer dans les camps...
Qui ne connaît Vadot ? Illustrateur de presse, il œuvre chaque semaine dans le Vif l’Express à nous dire sa vision de l’actualité dans un dessin fouillé, élaboré, grinçant et ironique mais toujours d’une vertigineuse évidence. Il est aussi un auteur d’albums de bande dessinée. Avec "neuf mois", il nous donne son premier opus dont il est à la fois scénariste et dessinateur.
Dans cette rencontre avec le dessinateur de "Livraison Express", vous entendrez la génèse d’une complicité jubilatoire entre un scénariste, un dessinateur, un éditeur et un coloriste...Et puis, un scoop...le retour d’une BD mythique dont nous parle Jean-Marc Krings...et qui est annoncée pour l’année prochaine.
Ce dernier album des « Carnets d’Orient » s’ouvre avec une phrase de Camus qui définit avec une clarté lumineuse ce que peut être le travail de l’artiste, du romancier, de l’écrivain, de l’auteur de bande dessinée : « Comprendre le monde pour un homme c’est le réduire à l’humain ».
C’est toujours un vrai bonheur de retrouver Yann de Kermeur et tous les protagonistes imaginés par Patrice Pellerin parce que il pemet au lecteur de réaliser le rêve absolu : voyager dans le temps. Et ce rêve se transforme ici en une réalité de couleurs, de sons, de mouvements, de décors, de paysages…on serait tenté de dire aussi d’odeurs, de parfums et bien sûr d’émotions fortes !
Chan-Ok, en Coréen, peut se traduire par "Perles du Ciel", mais c’est aussi le prénom d’origine d’Hélène Charbonnier qui dirige ce label sous l’ombrelle des Editions Flammarion. Laissez votre curiosité vous guider vers ces albums dont les titres sont déjà comme les matins des jours heureux : "Conte du Soleil et de la Lune", "Le tigre aux sourcils blancs", "Le chant du ruisseau"...Edmond Morrel a rencontré cette éditrice, personne hors du commun, à l’accent chantant du sud de la France (elle a été adoptée à l’âge d’une an) et l’auteure du dernier album paru, Kim Sejung qui signe et dessine un très beau conte : "Deux Soeurs"
Une bande dessinée dans la collection "Ecritures" de Casterman offre toujours de multiples pistes de lecture et des émotions inattendues. "Mâle de mer" est autant une bande dessinée qu’un poème mis en image, ou une rêverie capturée par le dessin ou la photographie. Dans cette belle méditation sur l’amour filial, sur le deuil et sur la générosité des coeurs simples, Guillaume Sorel et Laetitia Villemin nous invitent à nous arrêter le temps de les lire, au bord de la mer, là où les rêves deviennent des possibles. Un très bel album, d’émotion vraie.
Cet album augure bien du Festival d’Angoulême dont la Flandre est cette année l’invitée d’honneur.
Dans cet album, le deuxième qu’il signe avec Chabane, Roger Knobelspiess nous raconte "son" Mesrine dans tout ce qu’il avait de complexe, de généreux aussi.
Le comédien, réalisateur, scénariste Vincent Perez nous livre ici les détours de l’imaginaire qui le conduisent à évoquer le deuil, l’enfance, la magie… Il nous dévoile aussi un scoop concernant le prochain volume de la série qui portera le titre de « Viva la muerte » et se déroulera au pays de Don Quichotte...Cet album est un enchantement.
Premier tome d’un travail magistral mené par Philippe Richelle au scénario et Pierre Wachs au dessin. Ce récit aborde une des périodes les plus sombres de l’histoire contemporaine européenne : l’Occupation.